Avant
Course - Vérifs - Etapes
: 1 - 2
- 3 - 4
- 5 - 6
- 7 - 8
- 9 - 10
- 11 - 12
- 13 - 14
- Arrivée
| Arrivée
: Alphand et Coma découvrent,
Chagin collectionne |
15
janvier 2006 |
|
Dakar > Dakar
Liaison 38 km - Spéciale 31 km - Liaison
41 km = Total 110 km
|
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|
Alphand
et Coma découvrent, Chagin collectionne
Ce sont
finalement 93 motards, 64 équipages en
voiture et 33 camions qui ont achevé
le 28ème Euromilhoes-Lisboa-Dakar. Luc
Alphand en voiture et Marc Coma à moto
ont tous deux été sacrés
pour la première fois. Vladimir Chagin,
au volant d’un camion Kamaz, remporte
quant à lui son cinquième titre.
Par respect pour la mémoire des deux
enfants décédés sur le
passage du rallye en Guinée et au Sénégal,
la spéciale du Lac Rose n’a pas
été chronométrée.
Les temps officiels pris en compte pour le classement
final sont donc ceux enregistrés à
l’issue de la 14ème étape
entre Tambacounda et Dakar.
La traditionnelle apothéose du dernier
jour avait ce matin un goût amer. La joie
des concurrents qui font de ce tour du Lac Rose
l’objectif prioritaire d’une année
ou d’une vie a été ternie
par la peine liée à la disparition
du motard Andy Caldecott d’une part, de
jeunes garçons Boubacar Diallo et Mohamed
Ndaw d’autre part.
La cérémonie du podium du Lac
Rose s’est déroulée pour
la dimension symbolique à laquelle les
concurrents sont attachés, les enjeux
sportifs étant déjà pliés
depuis plusieurs jours dans les trois catégories.
La victoire de Luc Alphand n’a rien d’une
surprise. Sa deuxième place en 2005,
pour sa première année chez Mitsubishi,
avait laissé entrevoir un futur encore
plus radieux. Avec la voiture qui semble la
mieux taillée pour le Dakar, ses ambitions
de victoire étaient donc légitimes.
Encore fallait-il réussir à contrer
son coéquipier, Stéphane Peterhansel.
Et maîtriser les voitures de la maison
d’en face, Volkswagen, dont les Race Touareg
II se sont révélés redoutables.
Le schéma de course imaginé par
Peterhansel suivait le même canevas que
celui prévu par Despres. Il a fonctionné
encore plus longtemps. « Peter »
a même exploité au maximum les
possibilités du Mitsubishi Pajero Evo
IV sur le terrain mauritanien, là où
les écarts se creusent. En arrivant au
Mali, le pilote Mitsu avait au passage battu
le record absolu de victoires d’étapes
(51 succès !) et son avance confortable
de 40 minutes sur Alphand donnait aux spéciales
suivantes l’allure d’un boulevard.
Mais les rebondissements sont parfois cruels.
Sur la spéciale menant à Labé,
Peterhansel a commis la faute irréparable,
en percutant un arbre qui l’a bloqué
plusieurs heures. Le remake d’un mauvais
film dont il était déjà
le héros en 2003, à l’approche
de Sharm-el-Sheikh.
Luc Alphand, qui était constamment resté
à distance raisonnable, a hérité
de ce cadeau mais a aussi mis du panache dans
le hold-up final orchestré les derniers
jours. Pour contrôler le danger De Villiers,
l’ancien skieur a remporté deux
étapes d’affilée, à
Labé et Tambacounda. Là où
« Peter » avait tremblé,
« Lucho » a remarquablement résisté
à la pression. Son avantage sur De Villiers
est de 17’53’’. Amplement
suffisant.
Dans un premier temps, l’attention avait
été monopolisée par les
« VW », le rallye s’étant
ouvert par un festival du débutant vedette
de l’année, Carlos Sainz. Vainqueur
des deux premières spéciales portugaises,
le double champion du monde de rallye WRC a
également fait valoir ses talents de
pilote à Ouarzazate, mais avait déjà
perdu toutes ses chances de victoire à
la journée de repos. Alternant le meilleur
et le pire, Sainz a, entre autres déconvenues,
passé plusieurs heures bloqué
au km 26 de la spéciale vers Nouakchott.
L’Espagnol était venu pour apprendre.
La leçon est parfois sévère,
mais il repart tout de même avec quatre
victoires d’étape, record de l’année.
A l’image de Sainz, la flotte des Race
Touareg a connu de plus en plus de problèmes,
pendant que les «Mitsu» trouvaient
une stabilité dans le rallye. Dans la
même journée, Bruno Saby a perdu
près de sept heures. Trois étapes
plus tard, c’est Jutta Kleinschmidt qui
stoppait sa route sur une rencontre avec un
arbre. Finalement c’est Giniel De Villiers,
avec une deuxième place finale au classement
général conquise grâce à
un niveau de galères minimal, qui représente
le mieux la firme allemande.
L’écurie Schlesser-Ford s’est
aussi momentanément positionnée
comme une alternative crédible aux «Mitsu»
et «VW». Les trois véhicules
du team sont à l’arrivée
à Dakar, et le recrutement de Thierry
Magnaldi est probablement la trouvaille de l’année.
Vainqueur à Zouerat et à Nouakchott,
l’ex-motard signe deux des trois victoires
de l’équipe, «Monsieur Jean-Louis»
ayant gagné son premier scratch depuis
2001 à Er Rachidia. Leur poids dans le
classement général n’a pas
été si important qu’ils
l’espéraient (Schlesser 6ème,
Magnaldi 10ème), mais la récolte
2006 a de quoi réjouir le constructeur
de buggys. L’animation de la course a
également été assurée
par les BMW – XRaid, et notamment une
belle fin de rallye de Guerlain Chicherit, qui
poursuit son apprentissage du Dakar avec une
victoire d’étape entre Tambacounda
et Dakar.
Derrière l’élite, le challenge
des amateurs a été remporté
par Bob Ten Harkel et Herman Vaanholt sur un
Land Rover (19ème au général),
celui des premiers participants par Miguel Barbosa
et Miguel Ramalho (22ème). La compétition
entre les véhicules de production a été
quasiment dominée de bout en bout par
Jean-Jacques Ratet au volant d’une Toyota
HDJ 100 (18ème), le classement des T2
diesel revenant au Japonais Yoshio Ikemachi
(23ème). Mention spéciale à
Florence Bourgnon et Corentine Quiniou (50ème),
seul équipage féminin arrivé
au Lac Rose, et au Portugais Ricardo Leal Dos
Santos (46ème), qui a commencé
et terminé le rallye seul dans un Mitsubishi
Pajero.
Classement
Etape
1 CHICHERIT / BAUMEL - BMW
2 COX / PITCHFORD - BMW
3 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
4 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
5 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
6 GACHE / GARCIN - BUGGY
7 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD
8 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
9 VIGOUROUX / WINOCQ - CHEVROLET
10 SERVIA / ALCARAZ - SCHLES-FORD |
Classement
Général
1 ALPHAND
/ PICARD - MITSUBISHI
2 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
3 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
4 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
5 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
6 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
7 SOUSA / LURQUIN - NISSAN
8 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
9 CHICHERIT / BAUMEL - BMW
10 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD |
|
| Etape
14 : Nouveau
décès sur le Dakar
|
14
janvier 2006 |
|
Tambacounda >
Dakar
Liaison 107 km - Spéciale
254 km - Liaison 273 km = Total 634 km
|
|
|
COMMUNIQUE
DE LA DIRECTION DU DAKAR
La
Fédération Sénégalaise
des Sports Automobiles et l’organisation
du rallye ont été informées
par la brigade de la Gendarmerie de
KAFFRINE, qu’un accident de la
circulation s’était produit
sur la RN1 en fin de matinée.
Sur cet itinéraire emprunté
par les véhicules d’assistance
entre Tambacounda et Dakar, au Km 200,
l’accident impliquant un camion
d’assistance a malheureusement
coûté la vie à un
jeune garçon de 12 ans.
Une enquête
de gendarmerie sur les circonstances
de l’accident, conduite par l’Adjudant
chef DIOP, commandant la brigade, est
en cours. |
Au lendemain d’un premier drame ayant
coûté la vie à un enfant,
un autre jeune garçon a été
fauché sur le parcours du rallye (voir
communiqué spécial)
Avant la traditionnelle étape du Lac
Rose, Marc Coma a profité des erreurs
de navigation de Cyril Despres pour se confectionner
une marge largement suffisante dans l’optique
de la victoire finale. David Frétigné
remporte sa première spéciale
de l’année. En autos, Guerlain
Chicherit confirme des débuts prometteurs
en signant le meilleur temps, tandis que Luc
Alphand a pu gérer son avantage au général
sur Giniel De Villiers. En camions, Firdaus
Kabirov remporte l’étape, le classement
général étant acquis à
Vladimir Chagin.
Quel meilleur moment pour prendre le large qu’à
l’arrivée de la course à
Dakar, porte d’entrée de l’Afrique
vers l’océan atlantique et le grand
ouest ?
Les ténors de la course à quatre
roues n’ont pas beaucoup mieux résisté
que les motards à la complexité
de la navigation entre CP1 et CP2. Là
où Despres avait « jardiné
» pour la première fois, Alphand
a également commis l’erreur. Dans
son erreur d’appréciation, le leader
du général a toutefois eu la chance
d’emmener Carlos Sainz, et surtout Giniel
De Villiers, son poursuivant au classement général.
Dans un premier temps, seuls Nani Roma et Bruno
Saby ont été un peu mieux inspirés.
Mais la suite des événements n’a
pas été aussi heureuse pour ce
duo improvisé.
Pendant que Luc Alphand et Giniel De Villiers
récupéraient le parcours de la
spéciale, Carlos Sainz, mais aussi Roma
et Saby, s’empêtraient dans le deuxième
piège du jour. La faute leur coûte
entre vingt et trente minutes chacun à
l’arrivée de la spéciale.
Guerlain Chicherit, qui est toujours le premier
à louer les compétences de son
navigateur Mathieu Baumel, peut encore une fois
se féliciter de l’entente du couple
et de la complémentarité dans
l’habitacle de la BMW – X3, numérotée
322. Passé à côté
d’une victoire d’étape à
Labé (2ème), l’équipage
qui avait découvert l’an dernier
le rallye en gagnant le « Volant Dakar
» a cette fois-ci signé le meilleur
temps. On sait désormais que quand le
pilotage de Guerlain et le bon sens de Mathieu
fonctionnent bien au même moment, ils
peuvent faire partie des vrais clients…
Talents toujours à suivre.
Classement
Etape
1 CHICHERIT / BAUMEL - BMW
2 COX / PITCHFORD - BMW
3 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
4 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
5 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
6 GACHE / GARCIN - BUGGY
7 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD
8 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
9 VIGOUROUX / WINOCQ - CHEVROLET
10 SERVIA / ALCARAZ - SCHLES-FORD |
Classement
Général
1 ALPHAND
/ PICARD - MITSUBISHI
2 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
3 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
4 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
5 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
6 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
7 SOUSA / LURQUIN - NISSAN
8 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
9 CHICHERIT / BAUMEL - BMW
10 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD |
|
| Etape
13 : Drame
sur la route du Dakar |
13
janvier 2006 |
Labé > Tambacounda
Liaison
7 km - Spéciale 348 km - Liaison 212
km = Total 567 km
|
Drame
sur la route du Dakar
Le décès d’un jeune
garçon guinéen, heurté par
un équipage du rallye sur le parcours de
la spéciale, plonge la caravane dans une
nouvelle journée de deuil (voir communiqué
spécial). |
|
| Ce
matin à 10 heures, au km 25 de
la spéciale de la 13ème
étape, LABE – TAMBACOUNDA,
à environ 6 km du village de Kourahoye,
un jeune garçon d’une dizaine
d’années, Boubacar Diallo,
venu avec ses parents assister au passage
du rallye, a été heurté
par le véhicule n°420 de la
catégorie auto alors qu’il
traversait la route. Immédiatement
secouru par les équipes médicales
du rallye, le garçonnet devait
malheureusement décéder
au cours de son transport par hélicoptère
vers Labé.L’organisation
du rallye exprime toute sa tristesse à
sa famille. |
Luc Alphand (MIT) signe un deuxième succès
d’affilée et conforte sa position
de leader au classement général.
Luc Alphand avait pour mission de garder un
avantage suffisant sur Giniel De Villiers, qui
ne constitue pas réellement un danger
tant qu’il reste au-delà de la
vingtaine de minutes. Alphand, parti en première
position, gagne une cinquième victoire
d’étape de sa carrière sur
le Dakar et peaufine son écart.
De Villiers, qui avait pourtant promis d’exercer
une pression maximale sur Alphand, est maintenant
deuxième à 22’13’’.
Au rayon des contre-performances du jour, Guerlain
Chicherit, qui s’était classé
deuxième de l’étape menant
à Labé malgré une crevaison,
est arrivé avec 34’55’’
de retard sur le chrono d’Alphand, après
s’être arrêté deux
fois en début de parcours.
Stéphane Peterhansel, qui a perdu ses
chances de victoire sur la route de Labé,
reste quatrième au classement général
en signant le 7ème temps du jour.
Classement
Etape
1 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
2 SAINZ / SCHULZ - VOLKSWAGEN
3 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
4 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
5 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
6 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD
7 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
8 SOUSA / LURQUIN - NISSAN
9 VIGOUROUX / WINOCQ - CHEVROLET
10 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD |
Classement
Général
1 ALPHAND
/ PICARD - MITSUBISHI
2 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
3 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
4 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
5 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
6 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
7 SOUSA / LURQUIN - NISSAN
8 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
9 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD
10 CHICHERIT / BAUMEL - BMW |
|
| Etape
12 : «Peter» dégringole. Alphand
en tête. |
12
janvier 2006 |
Bamako
> Labé
Liaison 197 km - Spéciale 368 km - Liaison
307 km = Total 872 km
|
Cyril
Despres (KTM) remporte sa 4ième spéciale
de l’année sur le Dakar, mais le
classement général reste dominé
par Coma (KTM).
La course autos a été beaucoup plus
perturbée par cette spéciale guinéenne
puisque Stéphane Peterhansel (MIT), qui
a perdu beaucoup de temps, cède le commandement
du rallye à Luc Alphand (MIT ), également
vainqueur de la spéciale du jour. |
|
|
L’ampleur des écarts, pour
impressionnante qu’elle soit, est toujours
à relativiser en fonction de l’ampleur
des pépins qui peuvent subvenir. En s’en
prenant sans aucune pincette à Carlos
Sousa, qui lui avait la veille bloqué
la route pendant 100 km, on aurait pu trouver
la réaction un peu démesurée.
En entendant Luc Alphand s’accrocher aux
maigres chances qui lui restaient de s’imposer
sur l’Euromilhoes-Lisboa-Dakar 2006, on
pouvait également s’amuser de cet
optimisme presque déplacé. Ils
avaient tous les deux raison.
Sur une journée cauchemardesque comme
on peut en connaître sur le Dakar, même
l’homme de tous les records peut tout
perdre sur une spéciale. Stéphane
Peterhansel en avait déjà fait
l’expérience en 2003, année
où il avait perdu le rallye la veille
de l’arrivée finale à Sharm-el-Sheikh.
La leçon n’aura pas été
suffisante. Cette fois-ci, c’est à
trois jours de l’arrivée que le
tenant du titre a vu s’envoler ses rêves
de triplé. Handicapé par des problèmes
de freins au début d’une spéciale
qui commençait déjà mal,
«Peter» est sorti de route au km
278. L’arbre qu’il a rencontré
a endommagé la partie arrière
gauche de son Mitsubishi Pajero Evo IV, bloqué
pendant une bonne heure. La volonté ne
lui faisant pas défaut, il a entre temps
tenté une réparation avec son
copilote Jean-Paul Cottret. L’effort sera
salué, mais la réparation n’a
tenu qu’une vingtaine de kilomètres.
Stoppé une deuxième fois, Peterhansel
s’est finalement résigné
à attendre son camion d’assistance.
L’horloge se chargeait de faire le reste
du travail : Alphand le premier, puis De Villiers
(VW) et Roma (MIT) l’avaient déjà
dépassé au général
lorsque les sauveurs arrivèrent. La réparation
éclair (environ un quart d’heure)
ne servit qu’à limiter les dégâts
: en rejoignant l’arrivée avec
3h16 de retard sur le chrono d’Alphand,
il se classe quatrième au général,
immédiatement devant Mark Miller (VW
).
Luc Alphand ne s’est pas contenté
de jouer au spectateur passif pour récupérer
la place de leader du classement général.
Certes, les minutes gagnées sur la piste
ne représentent qu’une partie du
gouffre dans lequel est tombé son coéquipier.
Mais l’ancien skieur était manifestement
décidé à s’accrocher
à ce travail. Pour sa première
visite en Guinée, Alphand se montre le
plus rapide et remporte sa quatrième
victoire d’étape sur le Dakar,
la première cette année. Le moment
est idéalement choisi.
Classement
Etape
1 ALPHAND
/ PICARD - MITSUBISHI
2 CHICHERIT
/ BAUMEL - BMW
3 DE
VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
4 SABY
/ PERIN - VOLKSWAGEN
5 MILLER
/ VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
6 ROMA
/ MAGNE - MITSUBISHI
7 VIGOUROUX
/ WINOCQ - CHEVROLET
8 MAGNALDI
/ DEBRON - SCHLES-FORD
9 SAINZ
/ SCHULZ - VOLKSWAGEN
10 SCHLESSER
/ BORSOTTO - SCHLES-FORD |
Classement
Général
1
ALPHAND
/ PICARD - MITSUBISHI
2 DE
VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
3 ROMA
/ MAGNE - MITSUBISHI
4 PETERHANSEL
/ COTTRET - MITSUBISHI
5 MILLER
/ VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
6 SCHLESSER
/ BORSOTTO - SCHLES-FORD
7 SOUSA
/ LURQUIN - NISSAN
8 SABY
/ PERIN - VOLKSWAGEN
9 CHICHERIT
/ BAUMEL - BMW
10 MAGNALDI
/ DEBRON - SCHLES-FORD |
|
| Etape
11 : Banco
à Bamako |
11
janvier 2006 |
Kayes > Bamako
Liaison 50 km - Spéciale 231 km - Liaison
424 km = Total 705 km |
Le
pilote franco-malien Alain Duclos (KTM) signe
à domicile la première victoire
d’étape de sa carrière sur
le Dakar, pendant que Marc Coma (KTM) accroit
légèrement son avance sur Cyril
Despres (KTM) au général. En autos,
Giniel De Villiers (VW) signe le scratch et Peterhansel
(MIT) perd une partie de sa marge sur Luc Alphand
(MIT)
En camions, le triplé de Hans Stacey lui
donne accès à la place de poursuivant
direct de Chagin, qui dispose toujours d’une
large avance. |
|
|
La course autos a été remportée
par un Africain. Contrairement à Alain
Duclos, Giniel De Villiers ne découvre
pas les joies de la victoire. Mieux, le Sud-Africain,
signe son troisième scratch en quatre
participations, le précédent restant
justement celui de Bamako en 2005. Peut-être
un peu chez lui aussi, De Villiers s’est
en tout cas senti très à l’aise
sur les pistes maliennes. Parti en huitième
position, loin derrière son coéquipier
Carlos Sainz, il a remonté toute la tête
du peloton, en doublant successivement Sousa
(NIS), Schlesser (SCH), Kleinschmidt (sans trop
d’efforts puisqu’elle est restée
bloquée au km 12 après un choc
contre un arbre), Miller (VW), Peterhansel et
Roma (MIT).
A l’issue de ce festival, De Villiers
réalise une bonne opération au
classement général, sa rapidité
aujourd’hui lui permettant d’éloigner
la menace de Nani Roma, avec qui il pourrait
disputer une potentielle place sur le podium.
Il faudra maintenant à l’Espagnol
remonter un déficit particulier de 55’32’’.
Les deux Mitsubishi de tête continuent
de mener la course. Stéphane Peterhansel,
qui se trouve dans une situation plutôt
enviable à quatre jours de l’arrivée
finale, n’est toutefois pas à l’abri
d’un incident qui provoquerait le hold-up
de son coéquipier. La mésaventure
lui est arrivée en 2003 avec Masuoka.
Alphand espère sûrement au fond
de lui bénéficier d’un coup
de chance similaire. L’ancien skieur se
prépare en tout cas à bondir sur
une occasion. Aujourd’hui, c’est
une mini-erreur qui autorise Alphand à
cultiver l’espoir. Son aîné,
suite à un mauvais choix d’orientation
à mi-course, lui cède un peu de
temps. Le détour n’a duré
que 10 kilomètres pour le tenant du titre,
mais une faute plus lourde (un contact un peu
trop brutal avec une pierre, par exemple !)
aurait des conséquences fâcheuses.
Pour l’instant, Alphand, 3ème de
la spéciale, se rapproche à 25’09’’.
Les deux pilotes vont continuer de se regarder
jusqu’à Dakar.
Classement
Etape
1 DE
VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
2 SABY
/ PERIN - VOLKSWAGEN
3 ALPHAND
/ PICARD - MITSUBISHI
4 SAINZ
/ SCHULZ - VOLKSWAGEN
5 CHICHERIT
/ BAUMEL - BMW
6 SOUSA
/ LURQUIN - NISSAN
7 COX
/ PITCHFORD - BMW
8 VIGOUROUX
/ WINOCQ - CHEVROLET
9 MILLER
/ VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
10 SCHLESSER
/ BORSOTTO - SCHLES-FORD |
Classement
Général
1
PETERHANSEL
/ COTTRET - MITSUBISHI
2 ALPHAND
/ PICARD - MITSUBISHI
3 DE
VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
4 ROMA
/ MAGNE - MITSUBISHI
5 MILLER
/ VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
6 SCHLESSER
/ BORSOTTO - SCHLES-FORD
7 SOUSA
/ LURQUIN - NISSAN
8 SABY
/ PERIN - VOLKSWAGEN
9 MAGNALDI
/ DEBRON - SCHLES-FORD
10 CHICHERIT
/ BAUMEL - BMW |
|
| Etape
10 : Peterhansel
enfonce le clou |
10
janvier 2006 |
Kiffa
> Kayes
Liaison 1 km - Spéciale
283 km - Liaison 49 km = Total 333 km |
|
|
|
L’étape a été
neutralisée pour ce qui concerne la course
motos, en hommage à Andy Caldecott.
En voitures, l’étape a été
remportée par Carlos Sainz (VW) mais
c’est surtout Stéphane Peterhansel
(MITSU) qui réalise la bonne opération
du jour, en reléguant Alphand (MITSU)
à 40 minutes au classement général.
En camions, la deuxième victoire d’Hans
Stacey ne perturbe pas le classement général,
largement dominé par Vladimir Chagin.
Personne n’avait le cœur à
l’ouvrage ce matin. Au départ de
Kiffa, les motards savaient qu’ils ne
seraient pas chronométrés, la
décision ayant été prise
la veille au soir de prendre le parcours de
l’étape 10 en liaison. En hommage
à Andy Caldecott, décédé
la veille, l’heure n’est ni au spectacle,
ni à la performance. La journée
a commencé par une minute de recueillement
à Kiffa, avec tous les concurrents qui
en avaient terminé avec l’étape
9. Elle s’est poursuivie par un trajet
de plus de 300 kilomètres, pendant lesquels
les pilotes n’ont cessé de penser
à Andy. Et à leur sport, aussi.
Inévitablement, les conditions
particulières de cette procession vers
Kayes ont rendu le trajet pénible.
Coéquipier d’Andy Caldecott, Carlo
De Gavardo (KTM) s’est une nouvelle
fois senti bouleversé : « Pour
moi c’est très dur. Ce n’est
pas facile pour un pilote professionnel de voir
que la mort est possible, que ça fasse
partie du travail. Je ne me sens pas bien. Je
ne me sens pas dans la course ».
C’est également le sentiment qu’exprimait
Marc Coma (KTM) sur la façon
dont il a vécu ce jour à part
: «nous avions envie
de faire la spéciale tous ensemble, mais
avec toute cette poussière c’était
dangereux de rouler en peloton. J’ai préféré
partir seul devant, et j’ai beaucoup cogité
sur la moto, comme, je pense, tous les autres.
»
Sur quatre roues, la spéciale de l’étape
10 a été disputée dans
son intégralité, avec quelques
enjeux capables de reconcentrer partiellement
les équipages sur leurs objectifs. Stéphane
Peterhansel, qui avait déjà pris
un avantage décisif la veille, se devait
de confirmer son emprise sur la course. Le but
clairement identifié était de
mettre Luc Alphand à distance au classement
général. Il est atteint. Le travail
de grignotage de secondes a commencé
dès les premiers kilomètres. Partant
en première position, le patron de la
course était contraint de maintenir un
rythme élevé pour semer son coéquipier.
A mi-course, l’application de «
Peter » commençait déjà
à payer, puisque son avantage augmentait
virtuellement de 1’50’’. L’ancien
skieur a ensuite largement contribué
à la bonne opération de son rival,
en percutant un arbre. Un arrêt d’une
demi-heure au kilomètre 218 provoquait
sa perte. Avec 40’04’’ de
retard, Alphand est obligé de parier
sur une mésaventure similaire de «
Peter » pour remporter son premier Dakar.
Dans le cas contraire, il aura à défendre
sa deuxième place face à Giniel
De Villiers (VW), qu’il a tout de même
éloigné d’une dizaine de
minutes aujourd’hui.
Si Giniel De Villiers reste le meilleur représentant
de Volkswagen au classement général,
la marque allemande prend tout de même
une modeste revanche par l’intermédiaire
de Carlos Sainz, qui ne cesse décidément
de souffler le chaud et le froid sur le rallye.
Impressionnant dans ses bons jours, comme pour
cette 4ème victoire de spéciale
sur le rallye, il n’a pas encore trouvé
la régularité qui lui permettrait
de disputer les toutes premières places
du général. Deux journées
cauchemardesques ont eu raison de ses ambitions
: il pointe à 10h13’49’’
de Peterhansel.
Classement
Etape
1 SAINZ
/ SCHULZ - VOLKSWAGEN
2 ROMA
/ MAGNE - MITSUBISHI
3 PETERHANSEL
/ COTTRET - MITSUBISHI
4 MILLER
/ VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
5 KLEINSCHMIDT
/ PONS - VOLKSWAGEN
6 SCHLESSER
/ BORSOTTO - SCHLES-FORD
7 SOUSA
/ LURQUIN - NISSAN
8 DE
VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
9 CHICHERIT
/ BAUMEL - BMW
10 GACHE
/ GARCIN - BUGGY |
Classement
Général
1
PETERHANSEL
/ COTTRET - MITSUBISHI
2 ALPHAND
/ PICARD - MITSUBISHI
3 DE
VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
4 ROMA
/ MAGNE - MITSUBISHI
5 KLEINSCHMIDT
/ PONS - VOLKSWAGEN
6 MILLER
/ VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
7 SCHLESSER
/ BORSOTTO - SCHLES-FORD
8 SOUSA
/ LURQUIN - NISSAN
9 MAGNALDI
/ DEBRON - SCHLES-FORD
10 SABY
/ PERIN - VOLKSWAGEN |
|
| Etape
9 : Le
Dakar endeuillé |
09
janvier 2006 |
Nouakchott
> Kiffa
Liaison
30 km - Spéciale 599 km Liaison 245 km
Total 874 km |
Le
Dakar endeuillé
Pour la deuxième année con-sécutive,
la caravane du Da-kar est touchée sur sa
route vers Kiffa. Le motard austra-lien Andy Caldecott,
victime d’une lourde chute, est décédé
sur le coup au km 250 de la spéciale. Le
rallye a également vécu l’abandon
d’Isidre Esteve, emmené à
l’hôpital de Nouakchott à la
suite d’un accident. |
|
En course, Cyril Despres
signe une troisième victoire d’étape.
Sur quatre roues, Stéphane Peterhansel
signe son 51ème succès sur le
Dakar, toutes catégories confondues
: record absolu.
L’étape de reprise après
la journée de repos passée à
Nouakchott devait marquer un des tournants
du Dakar 2006. Le spectacle sportif promis
aux concurrents a été éclipsé
par le drame qui s’est produit au kilomètre
250, où Andy Caldecott a succombé
à une chute au guidon de sa KTM. Prévenue
à 11h31, l’organisation a dépêché
un hélicoptère médical
sur les lieux du drame. Arrivés à
11h55, les médecins ont constaté
à 11h57 le décès de Caldecott,
selon eux mort sur le coup.
Le pilote australien, qui participait à
son troisième Dakar, avait abandonné
en 2004 après avoir terminé
l’étape d’Atar avec une
cheville fracturée. L’année
suivante, il avait pris la 6ème place
du classement général final,
avec deux victoires d’étape,
à Smara et Kayes. La performance avait
été remarquée par Jordi
Arcarons, qui lui a proposé un guidon
au sein de l’équipe KTM –
Repsol pour pallier au forfait de Jordi Duran.
Caldecott, engagé de dernière
minute sur le rallye, avait signé le
meilleur temps de la spéciale à
Er Rachidia, et occupait la 10ème place
au général.
Cyril Despres n’a pas eu l’occasion
de se réjouir de sa troisième
victoire d’étape sur le Dakar
2006. En d’autres circonstances, sa
performance aurait provoqué chez le
tenant du titre une satisfaction légitime,
puisqu’il doutait avant le départ
de sa capacité à supporter la
douleur de sa tendinite au poignet droit.
Mais malgré ce troisième succès,
l’ambiance du bivouac n’est pas
à la célébration, surtout
que l’équipe KTM – Gauloises
déplore également un accident
sérieux dans ses rangs. Isidre Esteve
Pujol, qui a chuté deux fois, a été
emmené par un hélicoptère
vers Tidjikja. Pris en charge par les médecins
du rallye, il sera immédiatement transféré
par avion à l’hôpital de
Nouakchott pour y passer un scanner.
Dans la course autos, la spéciale du
jour aurait également pu engendrer
l’euphorie en temps normal. Stéphane
Peterhansel a en effet battu le record absolu
de victoires d’étape sur le Dakar,
en signant son 51ème scratch. Co-détenteur
du record avec Ari Vatanen depuis son succès
à Atar, le Français, qui conforte
aussi son avance au classement général,
marque un peu plus de son empreinte l’histoire
du rallye.
Classement
Etape
1 PETERHANSEL
/ COTTRET - MITSUBISHI
2 ALPHAND
/ PICARD - MITSUBISHI
3 DE
VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
4 KLEINSCHMIDT
/ PONS - VOLKSWAGEN
5 ROMA
/ MAGNE - MITSUBISHI
6 SABY
/ PERIN - VOLKSWAGEN
7 MILLER
/ VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
8 MAGNALDI
/ DEBRON - SCHLES-FORD
9 GACHE
/ GARCIN - BUGGY
10 SOUSA
/ LURQUIN - NISSAN |
Classement
Général
1
PETERHANSEL
/ COTTRET - MITSUBISHI
2 ALPHAND
/ PICARD - MITSUBISHI
3 DE
VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
4 ROMA
/ MAGNE - MITSUBISHI
5 KLEINSCHMIDT
/ PONS - VOLKSWAGEN
6 MAGNALDI
/ DEBRON - SCHLES-FORD
7 MILLER
/ VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
8 SCHLESSER
/ BORSOTTO - SCHLES-FORD
9 SOUSA / LURQUIN
- NISSAN
10 SABY
/ PERIN - VOLKSWAGEN |
|
| Etape
8 : Du
bon bleu |
07
janvier 2006 |
| Atâr
> Nouakchott
- Liaison 34 km - Spéciale 508 km
- Liaison 26 km = Total 568 km
|
|
|
David Casteu (KTM), qui participe à son
premier Dakar en tant que pilote officiel KTM–Gauloises,
remporte sa première victoire d’étape
sur le rallye. Casteu a roulé en compagnie
de son coéquipier Cyril Despres (KTM),
qui se classe 3ème aujourd’hui.
Coma (KTM) reste leader du classement général.
En autos, Thierry Magnaldi (SCH) remporte sa
deuxième spéciale, pendant que
Stéphane Peterhansel (MIT ) prend la
tête du général.
En camions, Chagin conserve la tête du
classement général malgré
une nouvelle journée difficile.
Le tableau d’honneur du jour dans la course
autos est nettement bariolé, mais le
bleu y figure en bonne place. Si la prise du
pouvoir au général par Stéphane
Peterhansel est de toute évidence un
signe qui ne trompe pas, la victoire de Thierry
Magnaldi confirme à la fois le panache
et le sérieux de l’écurie
Schlesser-Ford.
Le tracé globalement roulant de l’étape
donnait aux buggys bleus, réputés
pour disposer de la meilleure pointe de vitesse,
de sérieuses chances de succès.
Mais les difficultés de navigation et
de franchissement annoncées comme anecdotiques
auraient très bien pu jouer des tours
à ces outsiders du rallye. D’ailleurs,
« Monsieur Jean-Louis » (SCH) lui-même
a subi une mésaventure qui allait devenir
le refrain du jour. L’erg du km240 a en
effet été fatal à Josep-Maria
Servia (SCH), Nasser Al Attiyah (BMW), Guerlain
Chicherit (BMW) ou encore Stéphane Henrard
(VW). Thierry Magnaldi a quant à lui
« survolé » le cordon de
dunes, puis laissé parler la puissance
de son V8 pour signer le deuxième scratch
de sa carrière à quatre roues,
après son succès à Zouerat.
Stéphane Peterhansel a longtemps donné
l’impression que le record de victoires
d’étapes qu’il co-détient
avec Ari Vatanen ne survivrait pas à
cette journée. Parti en première
position avec Luc Alphand (MIT) dans sa poussière,
les « Mitsu » ont d’abord
été débarrassés
de Jutta Kleinschmidt(VW), longuement bloquée
au km179. La marche en duo s’est ensuite
transformée en un cavalier seul de «
Peter », qui à la différence
de son collègue, ne s’est pas fait
piéger par les dunettes du km285. La
bonne opération est évidente pour
Peterhansel, qui prend la tête du classement
général en fonçant seul
jusqu’à la capitale mauritanienne,
mais l’erreur n’est pas rédhibitoire
pour Alphand, qui n’a que 32’’
de retard.
La situation devient beaucoup plus critique
dans le clan Volkswagen. Hormis Mark Miller
(VW), qui couvre la distance exactement dans
le même temps que le nouveau patron, et
Bruno Saby (VW) qui se remet avec une 7ème
place de ses multiples mésaventures,
le bilan quotidien est terne. Jutta Kleinschmidt,
qui avait tant bien que mal réussi à
s’accrocher jusque-là, voit comme
l’année dernière les deux
« Mitsu » la semer au général
: elle est à 1h06. Giniel De Villiers
(VW), 3ème à 26’16’’,
peut encore espérer rester sur le podium.
Il devra encore lutter pour cet honneur avec
« Nani » Roma (MIT). Enfin, Carlos
Sainz (VW) s’est éternisé
au km26, sur une brutale rencontre avec une
pierre pendant une manœuvre. Après
plusieurs heures de réparation, il se
bat maintenant pour rejoindre Nouakchott dans
les délais impartis !
Classement
Etape
1 MAGNALDI
/ DEBRON - SCHLES-FORD
2 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
3 PETERHANSEL
/ COTTRET - MITSUBISHI
4 ROMA / MAGNE MITSUBISHI
5 ALPHAND
/ PICARD - MITSUBISHI
6 DE
VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
7 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
8 SOUSA / LURQUIN -
NISSAN
9 LOCATELLI / HAQUETTE - BOWLER
10 SCHLESSER
/ BORSOTTO - SCHLES-FORD |
Classement
Général
1
PETERHANSEL
/ COTTRET - MITSUBISHI
2 ALPHAND
/ PICARD - MITSUBISHI
3 DE
VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
4 ROMA
/ MAGNE - MITSUBISHI
5 KLEINSCHMIDT
/ PONS - VOLKSWAGEN
6 MAGNALDI
/ DEBRON - SCHLES-FORD
7 SCHLESSER
/ BORSOTTO - SCHLES-FORD
8 MILLER
/ VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
9 SOUSA / LURQUIN
- NISSAN
10 SABY
/ PERIN - VOLKSWAGEN |
|
| Etape
7 : «Peter», la cinquantaine magnifique |
06
janvier 2006 |
| Zouérat
> Atâr
-
Liaison 10 km - Spéciale 499 km - Liaison
12 km = Total 521 km
|
|
|
Alors que Cyril Despres (KTM – n°
1) semble avoir ménagé son épaule
blessée, Carlo De Gavardo (KTM –
n° 4) signe pour la deuxième fois
d’affilée le meilleur temps du
jour. En autos, Stéphane Peterhansel
(MIT – n° 300) signe une deuxième
victoire d’étape, sa 50ème
sur le Dakar. Luc Alphand (MIT – n°
302) prend la tête du classement général.
Au rayon des directeurs sportifs heureux,
le sourire de Dominique Seyries devrait rivaliser
avec celui d’Arcarons sur le bivouac d’Atar.
Au terme de ce grand test sur terrain mauritanien,
les deux Mitsubishi de tête ont frappé
un grand coup. Profitant dans un premier temps
d’une erreur collective de navigation,
dans laquelle étaient notamment impliqués
Jean-Louis Schlesser (SCH – n° 314)
et Giniel De Villiers (VW – n° 305),
Stéphane Peterhansel et Luc Alphand ont
commencé dès le km 100 à
semer tous leurs poursuivants.
Seule Jutta Kleinschmidt (VW – n°
303), qui a quand même dû se remettre
d’une crevaison, est parvenue à
suivre le rythme imposé par les prototypes
japonais. Le reste de l’écurie
Volkswagen n’a pas été à
la fête sur le route d’Atar. Carlos
Sainz (VW – n° 307), qui est resté
« tanké » longuement avant
CP1, perd 34’44’’ par rapport
à Peterhansel. Mark Miller (VW –
n° 309) et Bruno Saby (VW – n°
301), l’un à cause d’un saut
périlleux, l’autre en raison de
problèmes mécaniques, perdent
des dizaines de minutes par grosses poignées.
Les contre-performances ne se sont pas limitées
au clan allemand puisque Jean-Louis Schlesser,
qui commençait à prendre l’habitude
de manger à la table des grands, perd
1h14’’ sur « Peter »,
la où Magnaldi (SCH – n° 315),
vainqueur hier, rend 1h41’’ ! La
razzia des Mitsubishi, qui relativise déjà
la capacité de nuisance des Volkswagen
à l’horizon du Lac Rose, annonce
également une réelle bataille
interne entre Peterhansel et Alphand. Le tenant
du titre, qui vient par ailleurs d’égaler
le record de scratches détenu par Ari
Vatanen avec 50 unités, peut désormais
voir en Alphand un rival de premier ordre. Si
l’ancien skieur n’a remporté
aucune étape sur l’Euromilhoes-Dakar
2006, c’est bien lui qui domine le classement
général avec 3’12’’
sur « Peter ». Le respect que lui
inspire naturellement son coéquipier
ne suffira pas à complexer Alphand, qui
pourrait tout à fait rentrer dans une
phase d’observation. Parce que maintenant,
c’est lui le patron.
Classement
Etape
1
PETERHANSEL
/ COTTRET - MITSUBISHI
2 ALPHAND
/ PICARD - MITSUBISHI
3 KLEINSCHMIDT
/ PONS - VOLKSWAGEN
4 DE VILLIERS / THORNER
- VOLKSWAGEN
5 AL ATTIYAH / GUEHENNEC - BMW
6 SAINZ / SCHULZ
- VOLKSWAGEN
7 ROMA / MAGNE MITSUBISHI
8 SCHLESSER
/ BORSOTTO - SCHLES-FORD
9 KAHLE - SCHUENEMANN / HONDA
10 SOUSA - LURQUIN / NISSAN
|
Classement
Général
1
ALPHAND
/ PICARD - MITSUBISHI
2 PETERHANSEL
/ COTTRET - MITSUBISHI
3 KLEINSCHMIDT
/ PONS - VOLKSWAGEN
4 DE
VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
5 SAINZ
/ SCHULZ - VOLKSWAGEN
6 ROMA
/ MAGNE - MITSUBISHI
7 SCHLESSER
/ BORSOTTO - SCHLES-FORD
8 MAGNALDI
/ DEBRON - SCHLES-FORD
9 CHICHERIT / BAUMEL
- BMW
10 SOUSA / LURQUIN - NISSAN
|
|
| Etape
6 : Thierry Magnaldi (Schlesser-Ford)) signe sa
1ère victoire |
05
janvier 2006 |
| Etape
6 : Tan Tan > Zouérat
* Liaison 336 km * Spéciale 444 km *
Liaison 12 km = Total 792 km
|
|
|
C’est
Thierry Magnaldi (SCH – n° 315) qui
signe sa première victoire d’étape
sur quatre roues, devant Jean-Louis Schlesser
(SCH – n° 314). Giniel De Villiers
(VW – n° 305) prend la tête
du classement général.
Les résultats de la course correspondent
à ce que l’on peut attendre d’une
étape de transition. La confirmation
des forces en présence s’accompagne
d’un coup de force des buggys Schlesser-Ford,
avec un doublé en tête pour Thierry
Magnaldi et Jean-Louis Schlesser. Le double
vainqueur 1999-2000, que les observateurs placent
plus souvent volontiers dans le camp des outsiders
que des favoris, avait déjà donné
une idée de la compétitivité
de sa voiture en remportant la première
étape africaine. Aujourd’hui, il
prouve également que le recrutement de
Thierry Magnaldi dans son team était
un choix de bon sens. Ancien motard, classé
2ème du Dakar en 1999 et vainqueur de
7 étapes au total, Magnaldi a mené
une reconversion ambitieuse en faisant le choix
des buggys à partir de 2004, ce qui ne
l’a pas empêché de terminer
deux fois dans le Top 10 du classement auto.
C’est notamment en se classant 2ème
de la spéciale du Lac Rose l’an
dernier qu’il a tapé dans l’œil
de « Schless ».
Après la démonstration des deux
pilotes de l’écurie cet après-midi,
Magnaldi ayant notamment relégué
son « boss » à près
de 3’ sur la ligne d’arrivée,
alors qu’il pointait encore à 50’’
au CP2, les adversaires savent à qui
ils ont à faire. Ceux qui avaient déjà
identifié le V8 comme le véhicule
le plus rapide du plateau ne s’étaient
pas trompés. Schlesser tend maintenant
à prouver que son prétendu manque
de fiabilité relève plutôt
de l’imagination. Parti six minutes après
Peterhansel, « Monsieur Jean-Louis »
a d’abord dépassé Nani Roma,
puis Mark Miller, avant de se positionner sagement
dans la poussière du tenant du titre.
Sans provocation, sans agressivité.
L’enjeu sera maintenant, pour Schlesser
comme pour Mitsubishi, de partir à l’assaut
des Volkswagen Race Touareg II, qui imposent
toujours une domination globale sur la tête
du rallye. Les cinq prototypes engagés
sont dans le Top 7, Giniel De Villiers succédant,
pour seulement 22’’, à Carlos
Sainz au sommet de la hiérarchie.
Chez Mitsubishi, la discrétion paye pour
Luc Alphand. Sans avoir remporté la moindre
étape, il reste le plus menaçant
des « Mitsu » pour De Villiers au
classement général, 5ème
à 2’02’’. Et demain
les choses sérieuses commencent.
Il se dit souvent que les écarts se comptent
en minutes au début du rallye, puis en
heures une fois à Dakar.
Classement
Etape
1 MAGNALDI / DEBRON
- SCHLES-FORD
2 SCHLESSER / BORSOTTO
- SCHLES-FORD
3 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
4 KLEINSCHMIDT / PONS
- VOLKSWAGEN
5 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
6 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
7 SAINZ / SCHULZ - VOLKSWAGEN
8 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
9 CHICHERIT / BAUMEL - BMW
10 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN |
Classement
Général
1 DE
VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
2 SAINZ
/ SCHULZ - VOLKSWAGEN
3 KLEINSCHMIDT
/ PONS - VOLKSWAGEN
4 SCHLESSER
/ BORSOTTO - SCHLES-FORD
5 ALPHAND
/ PICARD - MITSUBISHI
6 SABY
/ PERIN - VOLKSWAGEN
7 MILLER
/ VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
8 MAGNALDI
/ DEBRON - SCHLES-FORD
9 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
10 ROMA
/ MAGNE - MITSUBISHI |
|
| Etape
5 : Stéphane Peterhansel signe le meilleur
temps |
04
janvier 2006 |
|
Etape 5 : Ouarzazate >
Tan Tan
* Liaison 187 km * Spéciale
350 km * Liaison 282 km = Total 819 km
|
Stéphane Peterhansel (MIT –
n°300) signe le meilleur temps et se replace
du même coup à distance plus raisonnable
de Carlos Sainz (VW – n° 307) avant
l’entrée en Mauritanie. |
|
Les journées «VW » succèdent
aux journées «Mitsu», les
outsiders de l’écurie Schlesser
s’invitent à la fête, et
les ténors montrent tour à tour
des faiblesses. Au final, les huit premiers
du classement général se tiennent
en moins de cinq minutes.
Et Stéphane Peterhansel, momentanément
sorti de cette élite resserrée,
s’apprête à réintégrer
rapidement le groupe. Sa démonstration
du jour entre Ouarzazate et Tan Tan, au lendemain
d’une contre-performance qui lui a coûté
17 minutes par rapport à Sainz, tombe
comme une garantie de sa détermination.Parti
en 14ème position, le recordman des victoires
sur le Dakar a partiellement comblé son
retard sur ses devanciers. Durant les 350 kilomètres
de spéciale, il a rétabli la situation
de manière à ce que la confrontation
mauritanienne avec Volkswagen soit des plus
équitables. C’est d’ailleurs
un aperçu de ce duel des marques qui
s’est joué en tête de piste.
Entre CP1 et CP2, Luc Alphand a doublé
à la fois Thierry Magnaldi et Carlos
Sainz, qui a par ailleurs subi une crevaison.
L’ancien champion du monde de ski et l’ancien
champion du monde de rallye ont semblé
faire jeu égal en matière de pilotage.
Alphand reste d’ailleurs le meilleur représentant
du clan « Mitsu » au général,
3ème à 2’ de Sainz.
Classement
Etape
1 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
2 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
3 ROMA
/ MAGNE - MITSUBISHI
4 SCHLESSER / BORSOTTO
- SCHLES-FORD
5 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
6 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
7 KLEINSCHMIDT / PONS
- VOLKSWAGEN
8 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
9 SAINZ / SCHULZ - VOLKSWAGEN
10 MAGNALDI / DEBRON
- SCHLES-FORD |
Classement
Général
1 SAINZ / SCHULZ
- VOLKSWAGEN
2 KLEINSCHMIDT
/ PONS - VOLKSWAGEN
3 ALPHAND
/ PICARD - MITSUBISHI
4 MILLER
/ VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
5 DE VILLIERS / THORNER
- VOLKSWAGEN
6 SABY
/ PERIN - VOLKSWAGEN
7 ROMA
/ MAGNE - MITSUBISHI
8 SCHLESSER
/ BORSOTTO - SCHLES-FORD
9 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
10 MAGNALDI / DEBRON
- SCHLES-FORD |
|
| Etape
4
: Carlos Sainz aime aussi l’Afrique
|
03
janvier 2006 |
|
Etape 4 : Er Rachidia
> Ouarzazate
* Liaison 56 km * Spéciale 386 km * Liaison
197 km * Total 639 km
|
Carlos Sainz (VW – n° 307) signe
sa troisième victoire sur le Dakar, la
première sur sol africain.
Il s’empare également du fau-teuil
de leader du général, en haut
d’un podium provisoire 100 % Volkswagen. |
|
Beaucoup s’étaient interrogés
la veille sur les capacités de Carlos
Sainz à convertir ses talents indiscutables
de rallye man sur le terrain africain. L’Espagnol
a répliqué volant et levier de
vitesses en mains, et la réponse est
sans équivoque : ce sera oui. Pour sa
première participation au Dakar, Sainz
a déjà su se montrer à
la fois performant et raisonnable sur les pistes
marocaines. L’alchimie est toujours délicate
à trouver, mais après tout, le
recordman du monde de victoires en rallye est
tout aussi réputé pour sa régularité
que pour sa technique. Avec de telles qualités,
Sainz a donné des leçons à
une belle poignée de pilotes bien plus
expérimentés que lui sur le Dakar.
Même Stéphane Peterhansel et Hiroshi
Masuoka, 10 victoires sur le rallye à
eux deux, ont été victimes des
pièges du Maroc aujourd’hui. Les
deux pilotes Mitsubishi, qui menaient grand
train en tête de course après avoir
dépassé Jean-Louis Schlesser,
vainqueur la veille, n’ont pas paradé
bien longtemps. Le Japonais a effectué
un tonneau par l’avant qui a sérieusement
endommagé sa voiture, mais qui ne l’a
pas empêché de finir la spéciale,
avec 27’ de retard tout de même.
Mais de retour au bivouac, l’expertise
du Pajero Evo IV par les techniciens de «
Mitsu » a accouché d’un verdict
sans appel : le Dakar est terminé pour
Masuoka.
«Peter», qui a quant à lui
évité les figures libres, n’a
pas été épargné
par les soucis puisqu’une erreur de navigation
lui coûte au total 17 minutes de retard
en fin de spéciale.
Finalement, Jean-Louis Schlesser a relativement
bien géré le handicap de partir
en tête, puisqu’il termine dans
le Top 10 de l’étape. Il a surtout
la satisfaction de voir son nouveau coéquipier
Thierry Magnaldi accrocher la deuxième
place du jour, à 2’ de Sainz.
La performance individuelle de Carlos Sainz
confirme aussi la compétitivité
du Race Touareg II et la cohérence de
l’équipe constituée par
Volkswagen, puisque la marque allemande truste
les trois premières places du classement
général, avec Bruno Saby à
4’51’’ et Jutta Kleinschmidt
à 5’09’’. Dans le cadre
de la lutte avec Mitsubishi, c’est Luc
Alphand qui reste le plus au contact des «
VW », à la fois dans le classement
de la spéciale (3ème à
3’10’’) et au général
(4ème à 6’39’’).
Classement
Etape
1 SAINZ / SCHULZ - VOLKSWAGEN
2 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD
3 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
4 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
5 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
6 KLEINSCHMIDT / PONS
- VOLKSWAGEN
7 AL ATTIYAH / GUEHENNEC - BMW
8 SCHLESSER / BORSOTTO
- SCHLES-FORD
9 SERVIA / ALCARAZ SCHLES-FORD
10 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN |
Classement
Général
1 SAINZ / SCHULZ - VOLKSWAGEN
2 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
3 KLEINSCHMIDT / PONS
- VOLKSWAGEN
4 ALPHAND
/ PICARD - MITSUBISHI
5 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
6 SCHLESSER / BORSOTTO
- SCHLES-FORD
7 AL ATTIYAH / GUEHENNEC - BMW
8 MILLER / VON ZITZEWITZ
- VOLKSWAGEN
9 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
10 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD |
|
| Etape
3 : Schlesser, le retour |
02
janvier 2006 |
|
Etape 3 : Nador
> Er Rachidia * Liaison 237 km
* Spéciale 314 km * Liaison 121 km *
Total 672 km |
En
cherchant bien on trouve. L’intitulé
de l’étape a beau apparaître
trois fois dans l’histoire du rallye, le
tracé de la spéciale est totalement
inédit. Les traversées d’oueds,
pièges classiques du Maroc, sont au programme,
et les premières grosses erreurs de navigation
sont à craindre. Les habitués de
la technologie GPS ancienne version pourraient
faire les frais d’une période d’adaptation
délicate. |
|
C’est Jean-Louis Schlesser (SCH –
n° 314) qui s’est montré le
plus rapide, tandis que Joan « Nani »
Roma prend la tête du général.
Sur quatre roues, la question du jour avait
trait à la capacité de Carlos
Sainz (VW – n° 307) de poursuivre
son entrée en matière magistrale
dans le monde du rallye raid. Après deux
victoires d’affilée sur un terrain
propice aux coups d’éclat, le double
champion du monde WRC a été rattrapé
par les réalités du Maroc, et
plus précisément par Hiroshi Masuoka
(MIT – n° 306). Le double vainqueur
japonais, parti en 4ème position, a dans
un premier temps doublé Nasser Al Attiyah
(BMW – n° 308), puis Luc Alphand (MIT
– n° 302), et enfin Sainz, accessoirement
accompagné de son ex copilote Andreas
Schulz. L’Espagnol n’a eu aucune
hésitation au moment de céder
à Masuoka la responsabilité d’ouvrir
la course. C’est donc un petit train composé
de trois wagons, avec El Attiyah en renfort,
qui a progressé sur les pistes marocaines,
Masuoka étant le garant de la rapidité
du trio.
Mais loin derrière, Jean-Louis Schlesser
était bien décidé à
élever le débat. Sa stratégie
est connue de tous, puisque le constructeur
de buggys n’a qu’un seul mot d’ordre
: l’attaque. Souvent raillé à
propos de la fiabilité de ses véhicules,
Schlesser avait de nouveau provoqué quelques
moqueries à l’issue de la première
spéciale, durant laquelle il a été
contraint de rouler sans freins. Il n’aura
pas attendu longtemps pour faire taire les mauvaises
langues. Parti en 15ème position, il
signe le meilleur temps à l’arrivée
avec 19’’ d’avance sur Masuoka,
et 37’’ sur Peterhansel (MIT –
n° 300). Une sorte de revanche sur Mitsubishi,
puisque Schlesser n’avait plus remporté
d’étape depuis 2001, l’année
où la marque japonaise a pris le contrôle
de la course jusqu’à ce jour. A
l’époque, le célèbre
attaquant avait signé sept scratches
entre Paris et Dakar !
Classement
Etape
1 SCHLESSER
/ BORSOTTO - SCHLES-FORD
2 MASUOKA / MAIMON - MITSUBISHI
3 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
4 KLEINSCHMIDT / PONS - VOLKSWAGEN
5 GORDON / SKILTON - HUMMER
6 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
7 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
8 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
9 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
10 AL ATTIYAH / GUEHENNEC - BMW |
Classement
Général
1
ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
2 MASUOKA / MAIMON - MITSUBISHI
3 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
4 307 SAINZ / SCHULZ - VOLKSWAGEN
5 KLEINSCHMIDT / PONS -
VOLKSWAGEN
6 PETERHANSEL / COTTRET
- MITSUBISHI
7 MILLER / VON ZITZEWITZ
- VOLKSWAGEN
8 GORDON / SKILTON - HUMMER
9 302 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
10 SCHLESSER / BORSOTTO
- SCHLES-FORD |
|
| Etape
2 : 2ème victoire pour Carlos Sainz (VW) |
01
janvier 2006 |
|
Etape 2 : Portimao/Malaga
Liaison : 65 km ; Spéciale : 115 km ; Liaison
: 387 km
|
Carlos Sainz (VW – n° 307) poursuit
son apprentissage du Dakar en remportant sa deuxième
victoire d’étape consécutive
!Il a encore frappé. Beaucoup plus fort,
beaucoup plus juste. Le double champion du monde
de rallye WRC sait que l’Europe, c’est
sa partie. Sur les pistes montagneuses du sud du
Portugal, le néophyte le plus prestigieux
du Dakar |
|
s’est livré
à une nouvelle leçon de pilotage.
Invaincu après deux jours de présence
sur le Dakar, l’Espagnol rappelle déjà
à beaucoup un certain Ari Vatanen, qui s’était
imposé lors de sa première participation
au volant d’une Peugeot 205 en 1987. Reste
à savoir si Sainz a mangé son pain
blanc ou s’il saura mobiliser les mêmes
capacités d’adaptation au sable que
le Finlandais.
Luc Alphand (MIT – n° 302), qui attend
pour sa part sagement de se trouver sur des terrains
familiers, a tout de même tenu à montrer
que les Mitsubishi ne sont pas en reste, en prenant
la deuxième place à 25’’
de Sainz. Impressionné par la technicité
du leader provisoire, Alphand ne
cultive pourtant aucune inquiétude : «
Nos voitures n’ont pas
du tout été préparées
de la même manière que les VW. Elles
sont très typées désert et
c’est là que tout se passera ».
Avec la 4ème place d’Hiroshi Masuoka
(MIT – n° 306), suivi par Roma (MIT –
n° 304) et Peterhansel (MIT – n° 300),
les véhicules de la marque aux diamants font
bien meilleure figure que la veille, bien que Stéphane
Peterhansel ait déploré une nouvelle
crevaison.
Le vent de fraîcheur du jour a été
soufflé par Nasser Al Attiyah (BMW –
n° 308), qui confirme la bonne santé
des BMW X3. Après la cinquième place
de Guerlain Chicherit (BMW – n° 322) sur
la première spéciale, le pilote Qatari
s’est intercalé en 3ème position
à seulement 3’’ d’Alphand.
Tous deux spécialistes de rallye traditionnel,
ils auront également à continuer de
faire leurs preuves dans le désert pour s’inviter
à la fête que donneront les «
Mitsu » et les « VW ».
Classement
Etape
1 307 SAINZ
/ SCHULZ - VOLKSWAGEN
2 302 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
3 308 AL ATTIYAH / GUEHENNEC - BMW
4 306 MASUOKA / MAIMON - MITSUBISHI
5 304 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
6 300 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
7 301 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
8 311 SOUSA / LURQUIN - NISSAN
9 309 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
10 303 KLEINSCHMIDT / PONS - VOLKSWAGEN |
Classement
Général
1
307 SAINZ / SCHULZ - VOLKSWAGEN
2 302 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
3 304 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
4 301 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
5 311 SOUSA / LURQUIN - NISSAN
6 306 MASUOKA / MAIMON - MITSUBISHI
7 303 KLEINSCHMIDT / PONS - VOLKSWAGEN
8 308 AL ATTIYAH / GUEHENNEC - BMW
9 300 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
10 322 CHICHERIT / BAUMEL - BMW |
|
| Etape
1 : Les pistes d’Alentejo
|
31 décembre 2005 |
|
|
Les Portugais
avaient montré depuis le premier jour de
vérifications leur enthousiasme à
l’égard du Dakar, 150 000 visiteurs
ayant flâné autour du centre culturel
de Belem pour assister aux tout derniers préparatifs
des pilotes engagés. |
1ère
étape : Lisbonne / Portimao
Liaison 186 km – Spéciale
83 km – Liaison 101 km
Leurs représentants dans la caravane ont
confirmé sur le terrain leur appétit
pour l’épreuve, en plaçant
trois motards dans le Top 10, tandis que Carlos
Sousa (NIS – n° 311) a fini deuxième
de cette étape inaugurale. Cyril Despres
(KTM – n° 1) a pris le commandement
du rallye, Carlos Sainz (VW – n° 307)
débute sur le Dakar par une victoire d’étape.
La
bénédiction du président
de la République Jorge Sampaio, venu saluer
drapeau en main le départ de la caravane
dès potron-minet, a manifestement porté
chance à ses compatriotes. Même les
pronostiqueurs les plus fantaisistes auraient
eu toutes les peines du monde à imaginer
la présence de deux motards portugais dans
les quatre premiers. C’est pourtant ce qui
est arrivé à Ruben Faria (KTM –
n° 160) et Helder Rodrigues (YAM – n°
55), qui ont passé l’essentiel de
la matinée en tête du classement
provisoire. Fins connaisseurs des pistes locales,
et « boostés » par la perspective
d’un succès à domicile, les
deux invités surprise ont touché
du doigt leur heure de gloire. Les passages de
tous les pilotes officiels, à savoir de
David Frétigné (YAM – n°
12), l’expert déchu des spéciales
européennes, puis de De Gavardo (KTM –
n° 4), Caldecott (KTM – n° 10),
Casteu (KTM – n° 8) et même Esteve
(KTM – n° 8), n’ont rien changé
à l’affaire.
Sur
quatre roues, le verdict de ce premier
chrono est tout aussi impressionnant que prévisible.
Le phénomène Carlos Sainz (VW
– n° 307) était attendu et
le terrain proposé se prêtait idéalement
aux qualités de pilote WRC du double
champion du monde. La démonstration a
donc eu lieu, à peu près conformément
à ce qu’avait prophétisé
Carlos Sousa (VW – n°
311) il y a quelques jours : «
J’ai vraiment envie de monter sur le podium
d’une des deux étapes européennes,
mais pour ce qui est du scratch, je pense que
Sainz sera au-dessus du lot sur ces pistes
». On ne saurait être beaucoup plus
juste et précis dans ses pronostics que
Carlos Sousa, qui a pris la deuxième
place derrière le maestro de Madrid,
avec 1’30’’ de retard certes,
mais aussi avec 21’’ d’avance
sur le vainqueur de la coupe du monde, Bruno
Saby (VW – n° 301), et 56’’
sur Kleinschmidt (VW – n° 303).
Au-delà
de la prestation du duo de tête du jour,
la hiérarchie inaugurale du rallye révèle
la compétitivité au plus haut
niveau du Race Touareg II, puisque Volkswagen
a placé trois véhicules dans les
quatre premiers de l’étape. La
firme allemande démarre au mieux son
duel attendu avec Mitsubishi, les deux véhicules
rouges de Peterhansel (MIT – n° 300)
et Masuoka (MIT – n° 306) ayant connu
des incidents de course fâcheux pour une
entrée en piste. Alors que « Peter
», momentanément arrêté
par une crevaison, termine 12ème, Hiroshi
Masuoka (13ème) a lui aussi franchi la
ligne d’arrivée avec une roue crevée
! Après l’arrivée de Guerlain
Chicherit (BMW – n° 322), qui a pris
la cinquième position au volant d’un
BMW X-3, le meilleur représentant «
Mitsu » du jour, Nani Roma (MIT –
n° 304), a été relégué
à la 6ème position, immédiatement
devant Luc Alphand (MIT – n° 302).
Dans
la course camions, le quadruple vainqueur du Dakar
Vladimir Tchaguine a signé le meilleur
temps avec 2’20’’ d’avance
sur l’ancien champion du monde de WRC Miki
Biasion, au volant d’un camion Iveco. Le
tenant du titre Firdaus Kabirov a déjà
près d’une demi-heure de retard sur
son chef d’équipe chez Kamaz
Classement Auto
1ère étape et Général
1 307 SAINZ / SCHULZ - VOLKSWAGEN
2 311 SOUSA / LURQUIN - NISSAN
3 301 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
4 303 KLEINSCHMIDT / PONS - VOLKSWAGEN
5 322 CHICHERIT / BAUMEL - BMW
6 304 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
7 302 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
8 305 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
9 315 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD-RAID
10 309 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
11 314 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD-RAID
12 300 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
13 306 MASUOKA / MAIMON - MITSUBISHI
14 335 GORDON / SKILTON - HUMMER
15 323 HOLOWCZYC / FORTIN - NISSAN
|
| Verifications
Techniques et Administratives |
|
Un record
pour la route Le
premier grand départ du Portugal coïncidera
donc avec un autre fait historique pour le Dakar,
puisque le record de participation au rallye est
officiellement battu à l’issue des
vérifications techniques et administratives.
Il y aura pour cette 28ème édition
475 véhicules en course (232 motos, 174
voitures et 69 camions, soit 775 personnes), auxquels
il faut ajouter 237 véhicules d’assistance.
La caravane du Dakar aurait même pu être
légèrement plus étoffée,
mais cinq camions DAF, qui comptaient disputer
la victoire aux favoris de Kamaz, ont été
refusés après les vérifications
techniques.L’exclusion des rivaux annoncés
de Vladimir Tchaguine et du tenant du titre Firdaus
Kabirov a constitué le feuilleton à
épisodes de cette dernière journée
avant le départ de Lisbonne.
L’absence des Néerlandais Jan et
Gerard De Rooy, et dans une moindre mesure de
Hans Bekx, prive il est vrai la catégorie
d’un duel de haute facture, bien que les
Tatra (Loprais, A.De Azevedo) et les Hino (Sugawara)
aient promis aux Russes de livrer bataille.
Revenus pour tenter leur chance aujourd’hui
en espérant l’octroi hypothétique
d’une nouvelle fiche d’homologation
de leurs camions, De Rooy et consorts ont patienté
en vain. Les Hollandais avaient durant les derniers
jours essayé de modifier leurs machines
afin qu’elles puissent respecter la fiche
d’homologation déjà existante
de leurs anciens camions. Certains travaux n’ayant
pu être menés, les camionneurs se
sont vus opposer une réponse sans surprise
de la part du collège des commissaires
sportifs. «Nos commissaires
ont relevé des non-conformités par
rapport à la fiche d’homologation»,
a précisé son président,
Robert Lagulhon. "Ils
nous ont dit que certains points pouvaient être
mis en conformité avant le départ,
mais que pour d’autres ce serait bien trop
long. Nous avons donc pris la décision
de refuser le départ à ces camions».
Devant l’évidence de l’application
du règlement de la FIA, les intéressés
n’ont pas fait appel de cette décision
et ont immédiatement rebroussé chemin.
«Nous n’avons
plus qu’à rentrer aux Pays-Bas pour
fêter la nouvelle année»,
essayait de plaisanter Gerard De Rooy
malgré la déception.
Tous les autres concurrents ayant été
déclarés aptes, la plupart se contenteront
certainement d’un réveillon beaucoup
plus calme, entre la 1ère et la 2ème
étape. A commencer par David Frétigné,
expert s’il en est des spéciales
européennes, puisqu’il a tout simplement
remporté les quatre dernières au
programme, à Narbonne et Castellon (2004),
puis à Barcelone et Grenade (2005). Cette
année, l’Aveyronnais compte confirmer
l’évolution comptable des Yamaha
(plus de 60 présentes sur le rallye, contre
23 l’an dernier) par une progression qualitative
au classement général : «J’aime
assez prendre des initiatives, et je n’ai
pas peur de tenter des coups. En tous cas, je
jouerai à fond ma chance pour aller chercher
le podium», s’enthousiasme
celui qui a terminé à la cinquième
place en janvier dernier.
Cette veille de départ a également
sonné l’heure des retrouvailles de
Stéphane Peterhansel avec son univers favori.
L’homme aux huit victoires (six à
moto, deux en voiture) s’est présenté
dans un état de quiétude qui lui
est coutumier, malgré la grosse impression
laissée par ses rivaux de Volkswagen la
veille. Avec un grand chelem de huit spéciales
sur huit gagnées lors de sa dernière
apparition, à l’UAE Desert Challenge,
«Peter» semble avoir les moyens de
sa tranquillité. La confiance qu’il
accorde à son véhicule est elle-aussi
certainement légitime, mais permet également
à ses coéquipiers de s’imaginer
en haut de l’affiche.
Luc Alphand, 2ème l’an
dernier, représente probablement la plus
grande menace pour le double tenant du titre :
«J’ai beaucoup
gagné en confiance, et maintenant il est
temps de concrétiser sur le Dakar. Nous
visons tous la gagne et il y a infiniment de respect
entre nous. Que le meilleur gagne…»,
conclut l’ancien champion du monde de ski.
Jean-Louis Schlesser, qui n’a
jamais nourri le moindre complexe face aux «Mitsu»,
avait la lourde responsabilité de fermer
le bal pour ce qui concerne la présentation
de la course auto. Cette année, le double
vainqueur (1999-2000) a recruté Thierry
Magnaldi et engage trois buggys de sa conception
: «Ces dernières
années, j’avais fait une course un
peu sage parce que les « Mitsu » étaient
vraiment au-dessus des autres. Mais cette année,
nous avons travaillé toute la saison sur
le buggy, tout est au point. En plus, avec trois
voitures en course (Thierry Magnaldi et Josep-Maria
Servia, ndlr), je pars bien libéré
pour attaquer»
|
| Communiqué
: DAKAR 2006 - EXTREMEMENT RAID |
Dec
2005 |
Les organisateurs de l’Euromilhoes Dakar
ont dévoilé le parcours de la 28ème
édition, qui se disputera du 31 décembre
au 15 janvier prochains. Le rallye, qui affiche
complet depuis le mois de juillet dans toutes
les catégories, s’élancera
pour la première fois du Portugal, avec
508 équipages en course.
Ce sont précisément 240 motos, 188
voitures et 80 camions, auxquels s’ajoutent
240 véhicules d’assistance, qui se
présenteront dès le 28 décembre
à Lisbonne, cadre des vérifications
et du grand départ de l’épreuve.
Après deux spéciales d’un
type inédit sur le sol européen,
puisque les concurrents seront chronométrés
sur près de 200 kilomètres, la
caravane débarquera en Afrique où
elle traversera le Maroc, la Mauritanie (journée
de repos à Nouakchott), le Mali, la Guinée
et le Sénégal, l’arrivée
finale étant jugée sur les bords
du Lac Rose. Durant ce périple long de
9043 km au total dont près de 5.000 km
en spéciale, l’accent a été
mis sur le retour à la navigation, principe
fondateur de la discipline du rallye raid. Les
fonctionnalités volontairement réduites
du GPS obligeront les pilotes et copilotes à
se diriger uniquement à l’aide
des informations consignées dans le road-book.
Par ailleurs, plusieurs dispositions réglementaires
comme la limitation de la vitesse (160 km/h)
ou la réduction de l’autonomie
pour les motos, ont été prises
dans le souci d’optimiser les conditions
de sécurité des pilotes et des
populations.
Les tenants du titre, Cyril
Despres à moto, Stéphane Peterhansel
en auto et Firdaus Kabirov en camion, auront
chacun à affronter une concurrence solide.
Sur deux roues Despres (KTM), regardera essentiellement
du côté espagnol, avec Marc Coma,
Isidre Esteve Pujol et le jeune Jordi Duran,
qui enfourchent la même machine que lui.
Mais la menace peut également venir de
David Frétigné, au guidon de sa
« petite Yamaha ».
En auto, « Peter » aura déjà
un sérieux rival au sein même de
l’écurie Mitsubishi, avec Luc Alphand.
Dans la maison d’en face, Volkswagen,
la conception du nouveau Touareg devrait changer
la donne, tout comme le recrutement haut de
gamme dans les cinq véhicules engagés
: Jutta Kleinschmidt, Bruno Saby, Giniel De
Villiers, Mark Miller et surtout le nouveau
venu sur le rallye, Carlos Sainz. Les anciens
vainqueurs Jean-Louis Schlesser, Hiroshi Masuoka,
Kenjiro Shinozuka et Hubert Auriol pourraient
également avoir leur mot à dire.
En camion, les Kamaz, dominateurs avec Tchaguine
et Kabirov depuis 2002, subiront la réplique
des DAF, Tatra, Hino et Mercedes.
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