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XXVIIIème Dakar 2006
01 janvier au 15 janvier 2006

Avant Course - Vérifs - Etapes : 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - Arrivée

Arrivée : Alphand et Coma découvrent, Chagin collectionne
15 janvier 2006
Dakar > Dakar
Liaison 38 km - Spéciale 31 km - Liaison 41 km = Total 110 km


 

Alphand et Coma découvrent, Chagin collectionne

Ce sont finalement 93 motards, 64 équipages en voiture et 33 camions qui ont achevé le 28ème Euromilhoes-Lisboa-Dakar. Luc Alphand en voiture et Marc Coma à moto ont tous deux été sacrés pour la première fois. Vladimir Chagin, au volant d’un camion Kamaz, remporte quant à lui son cinquième titre.

Par respect pour la mémoire des deux enfants décédés sur le passage du rallye en Guinée et au Sénégal, la spéciale du Lac Rose n’a pas été chronométrée. Les temps officiels pris en compte pour le classement final sont donc ceux enregistrés à l’issue de la 14ème étape entre Tambacounda et Dakar.

La traditionnelle apothéose du dernier jour avait ce matin un goût amer. La joie des concurrents qui font de ce tour du Lac Rose l’objectif prioritaire d’une année ou d’une vie a été ternie par la peine liée à la disparition du motard Andy Caldecott d’une part, de jeunes garçons Boubacar Diallo et Mohamed Ndaw d’autre part.

La cérémonie du podium du Lac Rose s’est déroulée pour la dimension symbolique à laquelle les concurrents sont attachés, les enjeux sportifs étant déjà pliés depuis plusieurs jours dans les trois catégories.
La victoire de Luc Alphand n’a rien d’une surprise. Sa deuxième place en 2005, pour sa première année chez Mitsubishi, avait laissé entrevoir un futur encore plus radieux. Avec la voiture qui semble la mieux taillée pour le Dakar, ses ambitions de victoire étaient donc légitimes. Encore fallait-il réussir à contrer son coéquipier, Stéphane Peterhansel. Et maîtriser les voitures de la maison d’en face, Volkswagen, dont les Race Touareg II se sont révélés redoutables.

Le schéma de course imaginé par Peterhansel suivait le même canevas que celui prévu par Despres. Il a fonctionné encore plus longtemps. « Peter » a même exploité au maximum les possibilités du Mitsubishi Pajero Evo IV sur le terrain mauritanien, là où les écarts se creusent. En arrivant au Mali, le pilote Mitsu avait au passage battu le record absolu de victoires d’étapes (51 succès !) et son avance confortable de 40 minutes sur Alphand donnait aux spéciales suivantes l’allure d’un boulevard. Mais les rebondissements sont parfois cruels.
Sur la spéciale menant à Labé, Peterhansel a commis la faute irréparable, en percutant un arbre qui l’a bloqué plusieurs heures. Le remake d’un mauvais film dont il était déjà le héros en 2003, à l’approche de Sharm-el-Sheikh.
Luc Alphand, qui était constamment resté à distance raisonnable, a hérité de ce cadeau mais a aussi mis du panache dans le hold-up final orchestré les derniers jours. Pour contrôler le danger De Villiers, l’ancien skieur a remporté deux étapes d’affilée, à Labé et Tambacounda. Là où « Peter » avait tremblé, « Lucho » a remarquablement résisté à la pression. Son avantage sur De Villiers est de 17’53’’. Amplement suffisant.

Dans un premier temps, l’attention avait été monopolisée par les « VW », le rallye s’étant ouvert par un festival du débutant vedette de l’année, Carlos Sainz. Vainqueur des deux premières spéciales portugaises, le double champion du monde de rallye WRC a également fait valoir ses talents de pilote à Ouarzazate, mais avait déjà perdu toutes ses chances de victoire à la journée de repos. Alternant le meilleur et le pire, Sainz a, entre autres déconvenues, passé plusieurs heures bloqué au km 26 de la spéciale vers Nouakchott. L’Espagnol était venu pour apprendre. La leçon est parfois sévère, mais il repart tout de même avec quatre victoires d’étape, record de l’année.
A l’image de Sainz, la flotte des Race Touareg a connu de plus en plus de problèmes, pendant que les «Mitsu» trouvaient une stabilité dans le rallye. Dans la même journée, Bruno Saby a perdu près de sept heures. Trois étapes plus tard, c’est Jutta Kleinschmidt qui stoppait sa route sur une rencontre avec un arbre. Finalement c’est Giniel De Villiers, avec une deuxième place finale au classement général conquise grâce à un niveau de galères minimal, qui représente le mieux la firme allemande.

L’écurie Schlesser-Ford s’est aussi momentanément positionnée comme une alternative crédible aux «Mitsu» et «VW». Les trois véhicules du team sont à l’arrivée à Dakar, et le recrutement de Thierry Magnaldi est probablement la trouvaille de l’année. Vainqueur à Zouerat et à Nouakchott, l’ex-motard signe deux des trois victoires de l’équipe, «Monsieur Jean-Louis» ayant gagné son premier scratch depuis 2001 à Er Rachidia. Leur poids dans le classement général n’a pas été si important qu’ils l’espéraient (Schlesser 6ème, Magnaldi 10ème), mais la récolte 2006 a de quoi réjouir le constructeur de buggys. L’animation de la course a également été assurée par les BMW – XRaid, et notamment une belle fin de rallye de Guerlain Chicherit, qui poursuit son apprentissage du Dakar avec une victoire d’étape entre Tambacounda et Dakar.

Derrière l’élite, le challenge des amateurs a été remporté par Bob Ten Harkel et Herman Vaanholt sur un Land Rover (19ème au général), celui des premiers participants par Miguel Barbosa et Miguel Ramalho (22ème). La compétition entre les véhicules de production a été quasiment dominée de bout en bout par Jean-Jacques Ratet au volant d’une Toyota HDJ 100 (18ème), le classement des T2 diesel revenant au Japonais Yoshio Ikemachi (23ème). Mention spéciale à Florence Bourgnon et Corentine Quiniou (50ème), seul équipage féminin arrivé au Lac Rose, et au Portugais Ricardo Leal Dos Santos (46ème), qui a commencé et terminé le rallye seul dans un Mitsubishi Pajero.
Classement Etape

1 CHICHERIT / BAUMEL - BMW
2 COX / PITCHFORD - BMW
3 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
4 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
5 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
6 GACHE / GARCIN - BUGGY
7 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD
8 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
9 VIGOUROUX / WINOCQ - CHEVROLET
10 SERVIA / ALCARAZ - SCHLES-FORD
Classement Général

1 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
2 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
3 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
4 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
5 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
6 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
7 SOUSA / LURQUIN - NISSAN
8 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
9 CHICHERIT / BAUMEL - BMW
10 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD

Etape 14 : Nouveau décès sur le Dakar
14 janvier 2006
Tambacounda > Dakar
Liaison 107 km - Spéciale 254 km - Liaison 273 km = Total 634 km


 

COMMUNIQUE DE LA DIRECTION DU DAKAR
La Fédération Sénégalaise des Sports Automobiles et l’organisation du rallye ont été informées par la brigade de la Gendarmerie de KAFFRINE, qu’un accident de la circulation s’était produit sur la RN1 en fin de matinée.
Sur cet itinéraire emprunté par les véhicules d’assistance entre Tambacounda et Dakar, au Km 200, l’accident impliquant un camion d’assistance a malheureusement coûté la vie à un jeune garçon de 12 ans.
Une enquête de gendarmerie sur les circonstances de l’accident, conduite par l’Adjudant chef DIOP, commandant la brigade, est en cours.

Au lendemain d’un premier drame ayant coûté la vie à un enfant, un autre jeune garçon a été fauché sur le parcours du rallye (voir communiqué spécial)
Avant la traditionnelle étape du Lac Rose, Marc Coma a profité des erreurs de navigation de Cyril Despres pour se confectionner une marge largement suffisante dans l’optique de la victoire finale. David Frétigné remporte sa première spéciale de l’année. En autos, Guerlain Chicherit confirme des débuts prometteurs en signant le meilleur temps, tandis que Luc Alphand a pu gérer son avantage au général sur Giniel De Villiers. En camions, Firdaus Kabirov remporte l’étape, le classement général étant acquis à Vladimir Chagin.

Quel meilleur moment pour prendre le large qu’à l’arrivée de la course à Dakar, porte d’entrée de l’Afrique vers l’océan atlantique et le grand ouest ?
Les ténors de la course à quatre roues n’ont pas beaucoup mieux résisté que les motards à la complexité de la navigation entre CP1 et CP2. Là où Despres avait « jardiné » pour la première fois, Alphand a également commis l’erreur. Dans son erreur d’appréciation, le leader du général a toutefois eu la chance d’emmener Carlos Sainz, et surtout Giniel De Villiers, son poursuivant au classement général. Dans un premier temps, seuls Nani Roma et Bruno Saby ont été un peu mieux inspirés. Mais la suite des événements n’a pas été aussi heureuse pour ce duo improvisé.

Pendant que Luc Alphand et Giniel De Villiers récupéraient le parcours de la spéciale, Carlos Sainz, mais aussi Roma et Saby, s’empêtraient dans le deuxième piège du jour. La faute leur coûte entre vingt et trente minutes chacun à l’arrivée de la spéciale.

Guerlain Chicherit, qui est toujours le premier à louer les compétences de son navigateur Mathieu Baumel, peut encore une fois se féliciter de l’entente du couple et de la complémentarité dans l’habitacle de la BMW – X3, numérotée 322. Passé à côté d’une victoire d’étape à Labé (2ème), l’équipage qui avait découvert l’an dernier le rallye en gagnant le « Volant Dakar » a cette fois-ci signé le meilleur temps. On sait désormais que quand le pilotage de Guerlain et le bon sens de Mathieu fonctionnent bien au même moment, ils peuvent faire partie des vrais clients… Talents toujours à suivre.
Classement Etape

1 CHICHERIT / BAUMEL - BMW
2 COX / PITCHFORD - BMW
3 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
4 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
5 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
6 GACHE / GARCIN - BUGGY
7 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD
8 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
9 VIGOUROUX / WINOCQ - CHEVROLET
10 SERVIA / ALCARAZ - SCHLES-FORD
Classement Général

1 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
2 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
3 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
4 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
5 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
6 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
7 SOUSA / LURQUIN - NISSAN
8 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
9 CHICHERIT / BAUMEL - BMW
10 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD

Etape 13 : Drame sur la route du Dakar
13 janvier 2006

Labé > Tambacounda
Liaison 7 km - Spéciale 348 km - Liaison 212 km = Total 567 km
Drame sur la route du Dakar
Le décès d’un jeune garçon guinéen, heurté par un équipage du rallye sur le parcours de la spéciale, plonge la caravane dans une nouvelle journée de deuil (voir communiqué spécial).

Ce matin à 10 heures, au km 25 de la spéciale de la 13ème étape, LABE – TAMBACOUNDA, à environ 6 km du village de Kourahoye, un jeune garçon d’une dizaine d’années, Boubacar Diallo, venu avec ses parents assister au passage du rallye, a été heurté par le véhicule n°420 de la catégorie auto alors qu’il traversait la route. Immédiatement secouru par les équipes médicales du rallye, le garçonnet devait malheureusement décéder au cours de son transport par hélicoptère vers Labé.L’organisation du rallye exprime toute sa tristesse à sa famille.

Luc Alphand (MIT) signe un deuxième succès d’affilée et conforte sa position de leader au classement général.
Luc Alphand avait pour mission de garder un avantage suffisant sur Giniel De Villiers, qui ne constitue pas réellement un danger tant qu’il reste au-delà de la vingtaine de minutes. Alphand, parti en première position, gagne une cinquième victoire d’étape de sa carrière sur le Dakar et peaufine son écart.
De Villiers, qui avait pourtant promis d’exercer une pression maximale sur Alphand, est maintenant deuxième à 22’13’’.

Au rayon des contre-performances du jour, Guerlain Chicherit, qui s’était classé deuxième de l’étape menant à Labé malgré une crevaison, est arrivé avec 34’55’’ de retard sur le chrono d’Alphand, après s’être arrêté deux fois en début de parcours.
Stéphane Peterhansel, qui a perdu ses chances de victoire sur la route de Labé, reste quatrième au classement général en signant le 7ème temps du jour.
Classement Etape

1 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
2 SAINZ / SCHULZ - VOLKSWAGEN
3 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
4 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
5 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
6 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD
7 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
8 SOUSA / LURQUIN - NISSAN
9 VIGOUROUX / WINOCQ - CHEVROLET
10 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
Classement Général

1 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
2 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
3 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
4 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
5 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
6 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
7 SOUSA / LURQUIN - NISSAN
8 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
9 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD
10 CHICHERIT / BAUMEL - BMW

Etape 12 : «Peter» dégringole. Alphand en tête.
12 janvier 2006
Bamako > Labé
Liaison 197 km - Spéciale 368 km - Liaison 307 km = Total 872 km
Cyril Despres (KTM) remporte sa 4ième spéciale de l’année sur le Dakar, mais le classement général reste dominé par Coma (KTM).
La course autos a été beaucoup plus perturbée par cette spéciale guinéenne puisque Stéphane Peterhansel (MIT), qui a perdu beaucoup de temps, cède le commandement du rallye à Luc Alphand (MIT ), également vainqueur de la spéciale du jour.
L’ampleur des écarts, pour impressionnante qu’elle soit, est toujours à relativiser en fonction de l’ampleur des pépins qui peuvent subvenir. En s’en prenant sans aucune pincette à Carlos Sousa, qui lui avait la veille bloqué la route pendant 100 km, on aurait pu trouver la réaction un peu démesurée. En entendant Luc Alphand s’accrocher aux maigres chances qui lui restaient de s’imposer sur l’Euromilhoes-Lisboa-Dakar 2006, on pouvait également s’amuser de cet optimisme presque déplacé. Ils avaient tous les deux raison.

Sur une journée cauchemardesque comme on peut en connaître sur le Dakar, même l’homme de tous les records peut tout perdre sur une spéciale. Stéphane Peterhansel en avait déjà fait l’expérience en 2003, année où il avait perdu le rallye la veille de l’arrivée finale à Sharm-el-Sheikh. La leçon n’aura pas été suffisante. Cette fois-ci, c’est à trois jours de l’arrivée que le tenant du titre a vu s’envoler ses rêves de triplé. Handicapé par des problèmes de freins au début d’une spéciale qui commençait déjà mal, «Peter» est sorti de route au km 278. L’arbre qu’il a rencontré a endommagé la partie arrière gauche de son Mitsubishi Pajero Evo IV, bloqué pendant une bonne heure. La volonté ne lui faisant pas défaut, il a entre temps tenté une réparation avec son copilote Jean-Paul Cottret. L’effort sera salué, mais la réparation n’a tenu qu’une vingtaine de kilomètres. Stoppé une deuxième fois, Peterhansel s’est finalement résigné à attendre son camion d’assistance. L’horloge se chargeait de faire le reste du travail : Alphand le premier, puis De Villiers (VW) et Roma (MIT) l’avaient déjà dépassé au général lorsque les sauveurs arrivèrent. La réparation éclair (environ un quart d’heure) ne servit qu’à limiter les dégâts : en rejoignant l’arrivée avec 3h16 de retard sur le chrono d’Alphand, il se classe quatrième au général, immédiatement devant Mark Miller (VW ).

Luc Alphand ne s’est pas contenté de jouer au spectateur passif pour récupérer la place de leader du classement général. Certes, les minutes gagnées sur la piste ne représentent qu’une partie du gouffre dans lequel est tombé son coéquipier. Mais l’ancien skieur était manifestement décidé à s’accrocher à ce travail. Pour sa première visite en Guinée, Alphand se montre le plus rapide et remporte sa quatrième victoire d’étape sur le Dakar, la première cette année. Le moment est idéalement choisi.
Classement Etape

1 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
2 CHICHERIT / BAUMEL - BMW
3 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
4 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
5 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
6 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
7 VIGOUROUX / WINOCQ - CHEVROLET
8 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD
9 SAINZ / SCHULZ - VOLKSWAGEN
10 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
Classement Général

1 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
2 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
3 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
4 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
5 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
6 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
7 SOUSA / LURQUIN - NISSAN
8 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
9 CHICHERIT / BAUMEL - BMW
10 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD

Etape 11 : Banco à Bamako
11 janvier 2006

Kayes > Bamako

Liaison 50 km - Spéciale 231 km - Liaison 424 km = Total 705 km
 Le pilote franco-malien Alain Duclos (KTM) signe à domicile la première victoire d’étape de sa carrière sur le Dakar, pendant que Marc Coma (KTM) accroit légèrement son avance sur Cyril Despres (KTM) au général. En autos, Giniel De Villiers (VW) signe le scratch et Peterhansel (MIT) perd une partie de sa marge sur Luc Alphand (MIT)
En camions, le triplé de Hans Stacey lui donne accès à la place de poursuivant direct de Chagin, qui dispose toujours d’une large avance.

La course autos a été remportée par un Africain. Contrairement à Alain Duclos, Giniel De Villiers ne découvre pas les joies de la victoire. Mieux, le Sud-Africain, signe son troisième scratch en quatre participations, le précédent restant justement celui de Bamako en 2005. Peut-être un peu chez lui aussi, De Villiers s’est en tout cas senti très à l’aise sur les pistes maliennes. Parti en huitième position, loin derrière son coéquipier Carlos Sainz, il a remonté toute la tête du peloton, en doublant successivement Sousa (NIS), Schlesser (SCH), Kleinschmidt (sans trop d’efforts puisqu’elle est restée bloquée au km 12 après un choc contre un arbre), Miller (VW), Peterhansel et Roma (MIT).
A l’issue de ce festival, De Villiers réalise une bonne opération au classement général, sa rapidité aujourd’hui lui permettant d’éloigner la menace de Nani Roma, avec qui il pourrait disputer une potentielle place sur le podium. Il faudra maintenant à l’Espagnol remonter un déficit particulier de 55’32’’.

Les deux Mitsubishi de tête continuent de mener la course. Stéphane Peterhansel, qui se trouve dans une situation plutôt enviable à quatre jours de l’arrivée finale, n’est toutefois pas à l’abri d’un incident qui provoquerait le hold-up de son coéquipier. La mésaventure lui est arrivée en 2003 avec Masuoka. Alphand espère sûrement au fond de lui bénéficier d’un coup de chance similaire. L’ancien skieur se prépare en tout cas à bondir sur une occasion. Aujourd’hui, c’est une mini-erreur qui autorise Alphand à cultiver l’espoir. Son aîné, suite à un mauvais choix d’orientation à mi-course, lui cède un peu de temps. Le détour n’a duré que 10 kilomètres pour le tenant du titre, mais une faute plus lourde (un contact un peu trop brutal avec une pierre, par exemple !) aurait des conséquences fâcheuses. Pour l’instant, Alphand, 3ème de la spéciale, se rapproche à 25’09’’. Les deux pilotes vont continuer de se regarder jusqu’à Dakar.
Classement Etape

1 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
2 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
3 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
4 SAINZ / SCHULZ - VOLKSWAGEN
5 CHICHERIT / BAUMEL - BMW
6 SOUSA / LURQUIN - NISSAN
7 COX / PITCHFORD - BMW
8 VIGOUROUX / WINOCQ - CHEVROLET
9 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
10 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
Classement Général

1 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
2 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
3 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
4 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
5 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
6 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
7 SOUSA / LURQUIN - NISSAN
8 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
9 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD
10 CHICHERIT / BAUMEL - BMW

Etape 10 : Peterhansel enfonce le clou
10 janvier 2006
Kiffa > Kayes
Liaison 1 km - Spéciale 283 km - Liaison 49 km = Total 333 km
 

L’étape a été neutralisée pour ce qui concerne la course motos, en hommage à Andy Caldecott.
En voitures, l’étape a été remportée par Carlos Sainz (VW) mais c’est surtout Stéphane Peterhansel (MITSU) qui réalise la bonne opération du jour, en reléguant Alphand (MITSU) à 40 minutes au classement général. En camions, la deuxième victoire d’Hans Stacey ne perturbe pas le classement général, largement dominé par Vladimir Chagin.

Personne n’avait le cœur à l’ouvrage ce matin. Au départ de Kiffa, les motards savaient qu’ils ne seraient pas chronométrés, la décision ayant été prise la veille au soir de prendre le parcours de l’étape 10 en liaison. En hommage à Andy Caldecott, décédé la veille, l’heure n’est ni au spectacle, ni à la performance. La journée a commencé par une minute de recueillement à Kiffa, avec tous les concurrents qui en avaient terminé avec l’étape 9. Elle s’est poursuivie par un trajet de plus de 300 kilomètres, pendant lesquels les pilotes n’ont cessé de penser à Andy. Et à leur sport, aussi. Inévitablement, les conditions particulières de cette procession vers Kayes ont rendu le trajet pénible.
Coéquipier d’Andy Caldecott, Carlo De Gavardo (KTM) s’est une nouvelle fois senti bouleversé : « Pour moi c’est très dur. Ce n’est pas facile pour un pilote professionnel de voir que la mort est possible, que ça fasse partie du travail. Je ne me sens pas bien. Je ne me sens pas dans la course ».
C’est également le sentiment qu’exprimait Marc Coma (KTM) sur la façon dont il a vécu ce jour à part : «nous avions envie de faire la spéciale tous ensemble, mais avec toute cette poussière c’était dangereux de rouler en peloton. J’ai préféré partir seul devant, et j’ai beaucoup cogité sur la moto, comme, je pense, tous les autres. »

Sur quatre roues, la spéciale de l’étape 10 a été disputée dans son intégralité, avec quelques enjeux capables de reconcentrer partiellement les équipages sur leurs objectifs. Stéphane Peterhansel, qui avait déjà pris un avantage décisif la veille, se devait de confirmer son emprise sur la course. Le but clairement identifié était de mettre Luc Alphand à distance au classement général. Il est atteint. Le travail de grignotage de secondes a commencé dès les premiers kilomètres. Partant en première position, le patron de la course était contraint de maintenir un rythme élevé pour semer son coéquipier. A mi-course, l’application de « Peter » commençait déjà à payer, puisque son avantage augmentait virtuellement de 1’50’’. L’ancien skieur a ensuite largement contribué à la bonne opération de son rival, en percutant un arbre. Un arrêt d’une demi-heure au kilomètre 218 provoquait sa perte. Avec 40’04’’ de retard, Alphand est obligé de parier sur une mésaventure similaire de « Peter » pour remporter son premier Dakar. Dans le cas contraire, il aura à défendre sa deuxième place face à Giniel De Villiers (VW), qu’il a tout de même éloigné d’une dizaine de minutes aujourd’hui.
Si Giniel De Villiers reste le meilleur représentant de Volkswagen au classement général, la marque allemande prend tout de même une modeste revanche par l’intermédiaire de Carlos Sainz, qui ne cesse décidément de souffler le chaud et le froid sur le rallye. Impressionnant dans ses bons jours, comme pour cette 4ème victoire de spéciale sur le rallye, il n’a pas encore trouvé la régularité qui lui permettrait de disputer les toutes premières places du général. Deux journées cauchemardesques ont eu raison de ses ambitions : il pointe à 10h13’49’’ de Peterhansel.
Classement Etape

1 SAINZ / SCHULZ - VOLKSWAGEN
2 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
3 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
4 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
5 KLEINSCHMIDT / PONS - VOLKSWAGEN
6 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
7 SOUSA / LURQUIN - NISSAN
8 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
9 CHICHERIT / BAUMEL - BMW
10 GACHE / GARCIN - BUGGY
Classement Général

1 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
2 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
3 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
4 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
5 KLEINSCHMIDT / PONS - VOLKSWAGEN
6 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
7 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
8 SOUSA / LURQUIN - NISSAN
9 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD
10 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN

Etape 9 : Le Dakar endeuillé
09 janvier 2006
Nouakchott > Kiffa
Liaison 30 km - Spéciale 599 km Liaison 245 km Total 874 km
Le Dakar endeuillé

Pour la deuxième année con-sécutive, la caravane du Da-kar est touchée sur sa route vers Kiffa. Le motard austra-lien Andy Caldecott, victime d’une lourde chute, est décédé sur le coup au km 250 de la spéciale. Le rallye a également vécu l’abandon d’Isidre Esteve, emmené à l’hôpital de Nouakchott à la suite d’un accident.

En course, Cyril Despres signe une troisième victoire d’étape. Sur quatre roues, Stéphane Peterhansel signe son 51ème succès sur le Dakar, toutes catégories confondues : record absolu.

L’étape de reprise après la journée de repos passée à Nouakchott devait marquer un des tournants du Dakar 2006. Le spectacle sportif promis aux concurrents a été éclipsé par le drame qui s’est produit au kilomètre 250, où Andy Caldecott a succombé à une chute au guidon de sa KTM. Prévenue à 11h31, l’organisation a dépêché un hélicoptère médical sur les lieux du drame. Arrivés à 11h55, les médecins ont constaté à 11h57 le décès de Caldecott, selon eux mort sur le coup.
Le pilote australien, qui participait à son troisième Dakar, avait abandonné en 2004 après avoir terminé l’étape d’Atar avec une cheville fracturée. L’année suivante, il avait pris la 6ème place du classement général final, avec deux victoires d’étape, à Smara et Kayes. La performance avait été remarquée par Jordi Arcarons, qui lui a proposé un guidon au sein de l’équipe KTM – Repsol pour pallier au forfait de Jordi Duran. Caldecott, engagé de dernière minute sur le rallye, avait signé le meilleur temps de la spéciale à Er Rachidia, et occupait la 10ème place au général.
Cyril Despres n’a pas eu l’occasion de se réjouir de sa troisième victoire d’étape sur le Dakar 2006. En d’autres circonstances, sa performance aurait provoqué chez le tenant du titre une satisfaction légitime, puisqu’il doutait avant le départ de sa capacité à supporter la douleur de sa tendinite au poignet droit. Mais malgré ce troisième succès, l’ambiance du bivouac n’est pas à la célébration, surtout que l’équipe KTM – Gauloises déplore également un accident sérieux dans ses rangs. Isidre Esteve Pujol, qui a chuté deux fois, a été emmené par un hélicoptère vers Tidjikja. Pris en charge par les médecins du rallye, il sera immédiatement transféré par avion à l’hôpital de Nouakchott pour y passer un scanner.

Dans la course autos, la spéciale du jour aurait également pu engendrer l’euphorie en temps normal. Stéphane Peterhansel a en effet battu le record absolu de victoires d’étape sur le Dakar, en signant son 51ème scratch. Co-détenteur du record avec Ari Vatanen depuis son succès à Atar, le Français, qui conforte aussi son avance au classement général, marque un peu plus de son empreinte l’histoire du rallye.

Classement Etape

1 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
2 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
3 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
4 KLEINSCHMIDT / PONS - VOLKSWAGEN
5 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
6 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
7 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
8 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD
9 GACHE / GARCIN - BUGGY
10 SOUSA / LURQUIN - NISSAN
Classement Général

1 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
2 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
3 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
4 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
5 KLEINSCHMIDT / PONS - VOLKSWAGEN
6 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD
7 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
8 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
9 SOUSA / LURQUIN - NISSAN
10 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN

Etape 8 : Du bon bleu
07 janvier 2006
Atâr > Nouakchott
- Liaison 34 km - Spéciale 508 km - Liaison 26 km = Total 568 km


 
David Casteu (KTM), qui participe à son premier Dakar en tant que pilote officiel KTM–Gauloises, remporte sa première victoire d’étape sur le rallye. Casteu a roulé en compagnie de son coéquipier Cyril Despres (KTM), qui se classe 3ème aujourd’hui. Coma (KTM) reste leader du classement général.
En autos, Thierry Magnaldi (SCH) remporte sa deuxième spéciale, pendant que Stéphane Peterhansel (MIT ) prend la tête du général.
En camions, Chagin conserve la tête du classement général malgré une nouvelle journée difficile.

Le tableau d’honneur du jour dans la course autos est nettement bariolé, mais le bleu y figure en bonne place. Si la prise du pouvoir au général par Stéphane Peterhansel est de toute évidence un signe qui ne trompe pas, la victoire de Thierry Magnaldi confirme à la fois le panache et le sérieux de l’écurie Schlesser-Ford.
Le tracé globalement roulant de l’étape donnait aux buggys bleus, réputés pour disposer de la meilleure pointe de vitesse, de sérieuses chances de succès. Mais les difficultés de navigation et de franchissement annoncées comme anecdotiques auraient très bien pu jouer des tours à ces outsiders du rallye. D’ailleurs, « Monsieur Jean-Louis » (SCH) lui-même a subi une mésaventure qui allait devenir le refrain du jour. L’erg du km240 a en effet été fatal à Josep-Maria Servia (SCH), Nasser Al Attiyah (BMW), Guerlain Chicherit (BMW) ou encore Stéphane Henrard (VW). Thierry Magnaldi a quant à lui « survolé » le cordon de dunes, puis laissé parler la puissance de son V8 pour signer le deuxième scratch de sa carrière à quatre roues, après son succès à Zouerat.
Stéphane Peterhansel a longtemps donné l’impression que le record de victoires d’étapes qu’il co-détient avec Ari Vatanen ne survivrait pas à cette journée. Parti en première position avec Luc Alphand (MIT) dans sa poussière, les « Mitsu » ont d’abord été débarrassés de Jutta Kleinschmidt(VW), longuement bloquée au km179. La marche en duo s’est ensuite transformée en un cavalier seul de « Peter », qui à la différence de son collègue, ne s’est pas fait piéger par les dunettes du km285. La bonne opération est évidente pour Peterhansel, qui prend la tête du classement général en fonçant seul jusqu’à la capitale mauritanienne, mais l’erreur n’est pas rédhibitoire pour Alphand, qui n’a que 32’’ de retard.

La situation devient beaucoup plus critique dans le clan Volkswagen. Hormis Mark Miller (VW), qui couvre la distance exactement dans le même temps que le nouveau patron, et Bruno Saby (VW) qui se remet avec une 7ème place de ses multiples mésaventures, le bilan quotidien est terne. Jutta Kleinschmidt, qui avait tant bien que mal réussi à s’accrocher jusque-là, voit comme l’année dernière les deux « Mitsu » la semer au général : elle est à 1h06. Giniel De Villiers (VW), 3ème à 26’16’’, peut encore espérer rester sur le podium. Il devra encore lutter pour cet honneur avec « Nani » Roma (MIT). Enfin, Carlos Sainz (VW) s’est éternisé au km26, sur une brutale rencontre avec une pierre pendant une manœuvre. Après plusieurs heures de réparation, il se bat maintenant pour rejoindre Nouakchott dans les délais impartis !

Classement Etape

1 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD
2 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
3 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
4 ROMA / MAGNE MITSUBISHI
5 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
6 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
7 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
8 SOUSA / LURQUIN - NISSAN
9 LOCATELLI / HAQUETTE - BOWLER
10 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
Classement Général

1 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
2 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
3 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
4 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
5 KLEINSCHMIDT / PONS - VOLKSWAGEN
6 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD
7 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
8 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
9 SOUSA / LURQUIN - NISSAN
10 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN

Etape 7 : «Peter», la cinquantaine magnifique
06 janvier 2006
Zouérat > Atâr
- Liaison 10 km - Spéciale 499 km - Liaison 12 km = Total 521 km

 
Alors que Cyril Despres (KTM – n° 1) semble avoir ménagé son épaule blessée, Carlo De Gavardo (KTM – n° 4) signe pour la deuxième fois d’affilée le meilleur temps du jour. En autos, Stéphane Peterhansel (MIT – n° 300) signe une deuxième victoire d’étape, sa 50ème sur le Dakar. Luc Alphand (MIT – n° 302) prend la tête du classement général.

Au rayon des directeurs sportifs heureux, le sourire de Dominique Seyries devrait rivaliser avec celui d’Arcarons sur le bivouac d’Atar. Au terme de ce grand test sur terrain mauritanien, les deux Mitsubishi de tête ont frappé un grand coup. Profitant dans un premier temps d’une erreur collective de navigation, dans laquelle étaient notamment impliqués Jean-Louis Schlesser (SCH – n° 314) et Giniel De Villiers (VW – n° 305), Stéphane Peterhansel et Luc Alphand ont commencé dès le km 100 à semer tous leurs poursuivants.
Seule Jutta Kleinschmidt (VW – n° 303), qui a quand même dû se remettre d’une crevaison, est parvenue à suivre le rythme imposé par les prototypes japonais. Le reste de l’écurie Volkswagen n’a pas été à la fête sur le route d’Atar. Carlos Sainz (VW – n° 307), qui est resté « tanké » longuement avant CP1, perd 34’44’’ par rapport à Peterhansel. Mark Miller (VW – n° 309) et Bruno Saby (VW – n° 301), l’un à cause d’un saut périlleux, l’autre en raison de problèmes mécaniques, perdent des dizaines de minutes par grosses poignées.
Les contre-performances ne se sont pas limitées au clan allemand puisque Jean-Louis Schlesser, qui commençait à prendre l’habitude de manger à la table des grands, perd 1h14’’ sur « Peter », la où Magnaldi (SCH – n° 315), vainqueur hier, rend 1h41’’ ! La razzia des Mitsubishi, qui relativise déjà la capacité de nuisance des Volkswagen à l’horizon du Lac Rose, annonce également une réelle bataille interne entre Peterhansel et Alphand. Le tenant du titre, qui vient par ailleurs d’égaler le record de scratches détenu par Ari Vatanen avec 50 unités, peut désormais voir en Alphand un rival de premier ordre. Si l’ancien skieur n’a remporté aucune étape sur l’Euromilhoes-Dakar 2006, c’est bien lui qui domine le classement général avec 3’12’’ sur « Peter ». Le respect que lui inspire naturellement son coéquipier ne suffira pas à complexer Alphand, qui pourrait tout à fait rentrer dans une phase d’observation. Parce que maintenant, c’est lui le patron.

Classement Etape

1 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
2 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
3 KLEINSCHMIDT / PONS - VOLKSWAGEN
4 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
5 AL ATTIYAH / GUEHENNEC - BMW
6 SAINZ / SCHULZ - VOLKSWAGEN
7 ROMA / MAGNE MITSUBISHI
8 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
9 KAHLE - SCHUENEMANN / HONDA
10 SOUSA - LURQUIN / NISSAN


Classement Général

1 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
2 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
3 KLEINSCHMIDT / PONS - VOLKSWAGEN
4 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
5 SAINZ / SCHULZ - VOLKSWAGEN
6 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
7 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
8 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD
9 CHICHERIT / BAUMEL - BMW
10
SOUSA / LURQUIN - NISSAN


Etape 6 : Thierry Magnaldi (Schlesser-Ford)) signe sa 1ère victoire
05 janvier 2006
Etape 6 : Tan Tan > Zouérat
* Liaison 336 km * Spéciale 444 km * Liaison 12 km = Total 792 km


 

C’est Thierry Magnaldi (SCH – n° 315) qui signe sa première victoire d’étape sur quatre roues, devant Jean-Louis Schlesser (SCH – n° 314). Giniel De Villiers (VW – n° 305) prend la tête du classement général.

Les résultats de la course correspondent à ce que l’on peut attendre d’une étape de transition. La confirmation des forces en présence s’accompagne d’un coup de force des buggys Schlesser-Ford, avec un doublé en tête pour Thierry Magnaldi et Jean-Louis Schlesser. Le double vainqueur 1999-2000, que les observateurs placent plus souvent volontiers dans le camp des outsiders que des favoris, avait déjà donné une idée de la compétitivité de sa voiture en remportant la première étape africaine. Aujourd’hui, il prouve également que le recrutement de Thierry Magnaldi dans son team était un choix de bon sens. Ancien motard, classé 2ème du Dakar en 1999 et vainqueur de 7 étapes au total, Magnaldi a mené une reconversion ambitieuse en faisant le choix des buggys à partir de 2004, ce qui ne l’a pas empêché de terminer deux fois dans le Top 10 du classement auto. C’est notamment en se classant 2ème de la spéciale du Lac Rose l’an dernier qu’il a tapé dans l’œil de « Schless ».

Après la démonstration des deux pilotes de l’écurie cet après-midi, Magnaldi ayant notamment relégué son « boss » à près de 3’ sur la ligne d’arrivée, alors qu’il pointait encore à 50’’ au CP2, les adversaires savent à qui ils ont à faire. Ceux qui avaient déjà identifié le V8 comme le véhicule le plus rapide du plateau ne s’étaient pas trompés. Schlesser tend maintenant à prouver que son prétendu manque de fiabilité relève plutôt de l’imagination. Parti six minutes après Peterhansel, « Monsieur Jean-Louis » a d’abord dépassé Nani Roma, puis Mark Miller, avant de se positionner sagement dans la poussière du tenant du titre. Sans provocation, sans agressivité.

L’enjeu sera maintenant, pour Schlesser comme pour Mitsubishi, de partir à l’assaut des Volkswagen Race Touareg II, qui imposent toujours une domination globale sur la tête du rallye. Les cinq prototypes engagés sont dans le Top 7, Giniel De Villiers succédant, pour seulement 22’’, à Carlos Sainz au sommet de la hiérarchie.
Chez Mitsubishi, la discrétion paye pour Luc Alphand. Sans avoir remporté la moindre étape, il reste le plus menaçant des « Mitsu » pour De Villiers au classement général, 5ème à 2’02’’. Et demain les choses sérieuses commencent.
Il se dit souvent que les écarts se comptent en minutes au début du rallye, puis en heures une fois à Dakar.

Classement Etape

1 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD
2 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
3 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
4 KLEINSCHMIDT / PONS - VOLKSWAGEN
5 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
6 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
7 SAINZ / SCHULZ - VOLKSWAGEN
8 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
9 CHICHERIT / BAUMEL - BMW
10 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
Classement Général

1 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
2 SAINZ / SCHULZ - VOLKSWAGEN
3 KLEINSCHMIDT / PONS - VOLKSWAGEN
4 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
5 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
6 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
7 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
8 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD
9 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
10 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI

Etape 5 : Stéphane Peterhansel signe le meilleur temps
04 janvier 2006

Etape 5 : Ouarzazate > Tan Tan

* Liaison 187 km * Spéciale 350 km * Liaison 282 km = Total 819 km
Stéphane Peterhansel (MIT – n°300) signe le meilleur temps et se replace du même coup à distance plus raisonnable de Carlos Sainz (VW – n° 307) avant l’entrée en Mauritanie.

Les journées «VW » succèdent aux journées «Mitsu», les outsiders de l’écurie Schlesser s’invitent à la fête, et les ténors montrent tour à tour des faiblesses. Au final, les huit premiers du classement général se tiennent en moins de cinq minutes.
Et Stéphane Peterhansel, momentanément sorti de cette élite resserrée, s’apprête à réintégrer rapidement le groupe. Sa démonstration du jour entre Ouarzazate et Tan Tan, au lendemain d’une contre-performance qui lui a coûté 17 minutes par rapport à Sainz, tombe comme une garantie de sa détermination.Parti en 14ème position, le recordman des victoires sur le Dakar a partiellement comblé son retard sur ses devanciers. Durant les 350 kilomètres de spéciale, il a rétabli la situation de manière à ce que la confrontation mauritanienne avec Volkswagen soit des plus équitables. C’est d’ailleurs un aperçu de ce duel des marques qui s’est joué en tête de piste.

Entre CP1 et CP2, Luc Alphand a doublé à la fois Thierry Magnaldi et Carlos Sainz, qui a par ailleurs subi une crevaison. L’ancien champion du monde de ski et l’ancien champion du monde de rallye ont semblé faire jeu égal en matière de pilotage. Alphand reste d’ailleurs le meilleur représentant du clan « Mitsu » au général, 3ème à 2’ de Sainz.

Classement Etape

1 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
2 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
3 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
4 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
5 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
6 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
7 KLEINSCHMIDT / PONS - VOLKSWAGEN
8 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
9 SAINZ / SCHULZ - VOLKSWAGEN
10 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD
Classement Général

1 SAINZ / SCHULZ - VOLKSWAGEN
2 KLEINSCHMIDT / PONS - VOLKSWAGEN
3 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
4 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
5 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
6 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
7 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
8 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
9 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
10 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD

Etape 4 : Carlos Sainz aime aussi l’Afrique
03 janvier 2006

Etape 4 : Er Rachidia > Ouarzazate

* Liaison 56 km * Spéciale 386 km * Liaison 197 km * Total 639 km

Carlos Sainz (VW – n° 307) signe sa troisième victoire sur le Dakar, la première sur sol africain.
Il s’empare également du fau-teuil de leader du général, en haut d’un podium provisoire 100 % Volkswagen.

Beaucoup s’étaient interrogés la veille sur les capacités de Carlos Sainz à convertir ses talents indiscutables de rallye man sur le terrain africain. L’Espagnol a répliqué volant et levier de vitesses en mains, et la réponse est sans équivoque : ce sera oui. Pour sa première participation au Dakar, Sainz a déjà su se montrer à la fois performant et raisonnable sur les pistes marocaines. L’alchimie est toujours délicate à trouver, mais après tout, le recordman du monde de victoires en rallye est tout aussi réputé pour sa régularité que pour sa technique. Avec de telles qualités, Sainz a donné des leçons à une belle poignée de pilotes bien plus expérimentés que lui sur le Dakar.
Même Stéphane Peterhansel et Hiroshi Masuoka, 10 victoires sur le rallye à eux deux, ont été victimes des pièges du Maroc aujourd’hui. Les deux pilotes Mitsubishi, qui menaient grand train en tête de course après avoir dépassé Jean-Louis Schlesser, vainqueur la veille, n’ont pas paradé bien longtemps. Le Japonais a effectué un tonneau par l’avant qui a sérieusement endommagé sa voiture, mais qui ne l’a pas empêché de finir la spéciale, avec 27’ de retard tout de même. Mais de retour au bivouac, l’expertise du Pajero Evo IV par les techniciens de « Mitsu » a accouché d’un verdict sans appel : le Dakar est terminé pour Masuoka.
«Peter», qui a quant à lui évité les figures libres, n’a pas été épargné par les soucis puisqu’une erreur de navigation lui coûte au total 17 minutes de retard en fin de spéciale.
Finalement, Jean-Louis Schlesser a relativement bien géré le handicap de partir en tête, puisqu’il termine dans le Top 10 de l’étape. Il a surtout la satisfaction de voir son nouveau coéquipier Thierry Magnaldi accrocher la deuxième place du jour, à 2’ de Sainz.

La performance individuelle de Carlos Sainz confirme aussi la compétitivité du Race Touareg II et la cohérence de l’équipe constituée par Volkswagen, puisque la marque allemande truste les trois premières places du classement général, avec Bruno Saby à 4’51’’ et Jutta Kleinschmidt à 5’09’’. Dans le cadre de la lutte avec Mitsubishi, c’est Luc Alphand qui reste le plus au contact des « VW », à la fois dans le classement de la spéciale (3ème à 3’10’’) et au général (4ème à 6’39’’).

Classement Etape

1 SAINZ / SCHULZ - VOLKSWAGEN
2 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD
3 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
4 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
5 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
6 KLEINSCHMIDT / PONS - VOLKSWAGEN
7 AL ATTIYAH / GUEHENNEC - BMW
8 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
9 SERVIA / ALCARAZ SCHLES-FORD
10 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
Classement Général

1 SAINZ / SCHULZ - VOLKSWAGEN
2 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
3 KLEINSCHMIDT / PONS - VOLKSWAGEN
4 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
5 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
6 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
7 AL ATTIYAH / GUEHENNEC - BMW
8 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
9 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
10 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD

Etape 3 : Schlesser, le retour
02 janvier 2006
Etape 3 : Nador > Er Rachidia * Liaison 237 km
* Spéciale 314 km * Liaison 121 km * Total 672 km
En cherchant bien on trouve. L’intitulé de l’étape a beau apparaître trois fois dans l’histoire du rallye, le tracé de la spéciale est totalement inédit. Les traversées d’oueds, pièges classiques du Maroc, sont au programme, et les premières grosses erreurs de navigation sont à craindre. Les habitués de la technologie GPS ancienne version pourraient faire les frais d’une période d’adaptation délicate.


C’est Jean-Louis Schlesser (SCH – n° 314) qui s’est montré le plus rapide, tandis que Joan « Nani » Roma prend la tête du général.
Sur quatre roues, la question du jour avait trait à la capacité de Carlos Sainz (VW – n° 307) de poursuivre son entrée en matière magistrale dans le monde du rallye raid. Après deux victoires d’affilée sur un terrain propice aux coups d’éclat, le double champion du monde WRC a été rattrapé par les réalités du Maroc, et plus précisément par Hiroshi Masuoka (MIT – n° 306). Le double vainqueur japonais, parti en 4ème position, a dans un premier temps doublé Nasser Al Attiyah (BMW – n° 308), puis Luc Alphand (MIT – n° 302), et enfin Sainz, accessoirement accompagné de son ex copilote Andreas Schulz. L’Espagnol n’a eu aucune hésitation au moment de céder à Masuoka la responsabilité d’ouvrir la course. C’est donc un petit train composé de trois wagons, avec El Attiyah en renfort, qui a progressé sur les pistes marocaines, Masuoka étant le garant de la rapidité du trio.

Mais loin derrière, Jean-Louis Schlesser était bien décidé à élever le débat. Sa stratégie est connue de tous, puisque le constructeur de buggys n’a qu’un seul mot d’ordre : l’attaque. Souvent raillé à propos de la fiabilité de ses véhicules, Schlesser avait de nouveau provoqué quelques moqueries à l’issue de la première spéciale, durant laquelle il a été contraint de rouler sans freins. Il n’aura pas attendu longtemps pour faire taire les mauvaises langues. Parti en 15ème position, il signe le meilleur temps à l’arrivée avec 19’’ d’avance sur Masuoka, et 37’’ sur Peterhansel (MIT – n° 300). Une sorte de revanche sur Mitsubishi, puisque Schlesser n’avait plus remporté d’étape depuis 2001, l’année où la marque japonaise a pris le contrôle de la course jusqu’à ce jour. A l’époque, le célèbre attaquant avait signé sept scratches entre Paris et Dakar !

Classement Etape

1 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD
2 MASUOKA / MAIMON - MITSUBISHI
3 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
4 KLEINSCHMIDT / PONS - VOLKSWAGEN
5 GORDON / SKILTON - HUMMER
6 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
7 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
8 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
9 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
10 AL ATTIYAH / GUEHENNEC - BMW
Classement Général

1 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
2 MASUOKA / MAIMON - MITSUBISHI
3 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
4 307 SAINZ / SCHULZ - VOLKSWAGEN
5 KLEINSCHMIDT / PONS - VOLKSWAGEN
6 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
7 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
8 GORDON / SKILTON - HUMMER
9 302 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
10 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD

Etape 2 : 2ème victoire pour Carlos Sainz (VW)
01 janvier 2006

Etape 2 : Portimao/Malaga
Liaison : 65 km ; Spéciale : 115 km ; Liaison : 387 km

 
Carlos Sainz (VW – n° 307) poursuit son apprentissage du Dakar en remportant sa deuxième victoire d’étape consécutive !Il a encore frappé. Beaucoup plus fort, beaucoup plus juste. Le double champion du monde de rallye WRC sait que l’Europe, c’est sa partie. Sur les pistes montagneuses du sud du Portugal, le néophyte le plus prestigieux du Dakar

s’est livré à une nouvelle leçon de pilotage. Invaincu après deux jours de présence sur le Dakar, l’Espagnol rappelle déjà à beaucoup un certain Ari Vatanen, qui s’était imposé lors de sa première participation au volant d’une Peugeot 205 en 1987. Reste à savoir si Sainz a mangé son pain blanc ou s’il saura mobiliser les mêmes capacités d’adaptation au sable que le Finlandais.

Luc Alphand (MIT – n° 302), qui attend pour sa part sagement de se trouver sur des terrains familiers, a tout de même tenu à montrer que les Mitsubishi ne sont pas en reste, en prenant la deuxième place à 25’’ de Sainz. Impressionné par la technicité du leader provisoire, Alphand ne cultive pourtant aucune inquiétude : « Nos voitures n’ont pas du tout été préparées de la même manière que les VW. Elles sont très typées désert et c’est là que tout se passera ».
Avec la 4ème place d’Hiroshi Masuoka (MIT – n° 306), suivi par Roma (MIT – n° 304) et Peterhansel (MIT – n° 300), les véhicules de la marque aux diamants font bien meilleure figure que la veille, bien que Stéphane Peterhansel ait déploré une nouvelle crevaison.

Le vent de fraîcheur du jour a été soufflé par Nasser Al Attiyah (BMW – n° 308), qui confirme la bonne santé des BMW X3. Après la cinquième place de Guerlain Chicherit (BMW – n° 322) sur la première spéciale, le pilote Qatari s’est intercalé en 3ème position à seulement 3’’ d’Alphand. Tous deux spécialistes de rallye traditionnel, ils auront également à continuer de faire leurs preuves dans le désert pour s’inviter à la fête que donneront les « Mitsu » et les « VW ».


Classement Etape

1 307 SAINZ / SCHULZ - VOLKSWAGEN
2 302 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
3 308 AL ATTIYAH / GUEHENNEC - BMW
4 306 MASUOKA / MAIMON - MITSUBISHI
5 304 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
6 300 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
7 301 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
8 311 SOUSA / LURQUIN - NISSAN
9 309 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
10 303 KLEINSCHMIDT / PONS - VOLKSWAGEN
Classement Général

1 307 SAINZ / SCHULZ - VOLKSWAGEN
2 302 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
3 304 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
4 301 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
5 311 SOUSA / LURQUIN - NISSAN
6 306 MASUOKA / MAIMON - MITSUBISHI
7 303 KLEINSCHMIDT / PONS - VOLKSWAGEN
8 308 AL ATTIYAH / GUEHENNEC - BMW
9 300 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
10 322 CHICHERIT / BAUMEL - BMW

Etape 1 : Les pistes d’Alentejo
31 décembre 2005

Les Portugais avaient montré depuis le premier jour de vérifications leur enthousiasme à l’égard du Dakar, 150 000 visiteurs ayant flâné autour du centre culturel de Belem pour assister aux tout derniers préparatifs des pilotes engagés.

1ère étape : Lisbonne / Portimao
Liaison 186 km – Spéciale 83 km – Liaison 101 km


Leurs représentants dans la caravane ont confirmé sur le terrain leur appétit pour l’épreuve, en plaçant trois motards dans le Top 10, tandis que Carlos Sousa (NIS – n° 311) a fini deuxième de cette étape inaugurale. Cyril Despres (KTM – n° 1) a pris le commandement du rallye, Carlos Sainz (VW – n° 307) débute sur le Dakar par une victoire d’étape.
La bénédiction du président de la République Jorge Sampaio, venu saluer drapeau en main le départ de la caravane dès potron-minet, a manifestement porté chance à ses compatriotes. Même les pronostiqueurs les plus fantaisistes auraient eu toutes les peines du monde à imaginer la présence de deux motards portugais dans les quatre premiers. C’est pourtant ce qui est arrivé à Ruben Faria (KTM – n° 160) et Helder Rodrigues (YAM – n° 55), qui ont passé l’essentiel de la matinée en tête du classement provisoire. Fins connaisseurs des pistes locales, et « boostés » par la perspective d’un succès à domicile, les deux invités surprise ont touché du doigt leur heure de gloire. Les passages de tous les pilotes officiels, à savoir de David Frétigné (YAM – n° 12), l’expert déchu des spéciales européennes, puis de De Gavardo (KTM – n° 4), Caldecott (KTM – n° 10), Casteu (KTM – n° 8) et même Esteve (KTM – n° 8), n’ont rien changé à l’affaire.

Sur quatre roues, le verdict de ce premier chrono est tout aussi impressionnant que prévisible. Le phénomène Carlos Sainz (VW – n° 307) était attendu et le terrain proposé se prêtait idéalement aux qualités de pilote WRC du double champion du monde. La démonstration a donc eu lieu, à peu près conformément à ce qu’avait prophétisé Carlos Sousa (VW – n° 311) il y a quelques jours : « J’ai vraiment envie de monter sur le podium d’une des deux étapes européennes, mais pour ce qui est du scratch, je pense que Sainz sera au-dessus du lot sur ces pistes ». On ne saurait être beaucoup plus juste et précis dans ses pronostics que Carlos Sousa, qui a pris la deuxième place derrière le maestro de Madrid, avec 1’30’’ de retard certes, mais aussi avec 21’’ d’avance sur le vainqueur de la coupe du monde, Bruno Saby (VW – n° 301), et 56’’ sur Kleinschmidt (VW – n° 303).

Au-delà de la prestation du duo de tête du jour, la hiérarchie inaugurale du rallye révèle la compétitivité au plus haut niveau du Race Touareg II, puisque Volkswagen a placé trois véhicules dans les quatre premiers de l’étape. La firme allemande démarre au mieux son duel attendu avec Mitsubishi, les deux véhicules rouges de Peterhansel (MIT – n° 300) et Masuoka (MIT – n° 306) ayant connu des incidents de course fâcheux pour une entrée en piste. Alors que « Peter », momentanément arrêté par une crevaison, termine 12ème, Hiroshi Masuoka (13ème) a lui aussi franchi la ligne d’arrivée avec une roue crevée ! Après l’arrivée de Guerlain Chicherit (BMW – n° 322), qui a pris la cinquième position au volant d’un BMW X-3, le meilleur représentant « Mitsu » du jour, Nani Roma (MIT – n° 304), a été relégué à la 6ème position, immédiatement devant Luc Alphand (MIT – n° 302).

Dans la course camions, le quadruple vainqueur du Dakar Vladimir Tchaguine a signé le meilleur temps avec 2’20’’ d’avance sur l’ancien champion du monde de WRC Miki Biasion, au volant d’un camion Iveco. Le tenant du titre Firdaus Kabirov a déjà près d’une demi-heure de retard sur son chef d’équipe chez Kamaz

Classement Auto 1ère étape et Général

1 307 SAINZ / SCHULZ - VOLKSWAGEN
2 311 SOUSA / LURQUIN - NISSAN
3 301 SABY / PERIN - VOLKSWAGEN
4 303 KLEINSCHMIDT / PONS - VOLKSWAGEN
5 322 CHICHERIT / BAUMEL - BMW
6 304 ROMA / MAGNE - MITSUBISHI
7 302 ALPHAND / PICARD - MITSUBISHI
8 305 DE VILLIERS / THORNER - VOLKSWAGEN
9 315 MAGNALDI / DEBRON - SCHLES-FORD-RAID
10 309 MILLER / VON ZITZEWITZ - VOLKSWAGEN
11 314 SCHLESSER / BORSOTTO - SCHLES-FORD-RAID
12 300 PETERHANSEL / COTTRET - MITSUBISHI
13 306 MASUOKA / MAIMON - MITSUBISHI
14 335 GORDON / SKILTON - HUMMER
15 323 HOLOWCZYC / FORTIN - NISSAN


Verifications Techniques et Administratives

30 Décembre 2005


Un record pour la route
Le premier grand départ du Portugal coïncidera donc avec un autre fait historique pour le Dakar, puisque le record de participation au rallye est officiellement battu à l’issue des vérifications techniques et administratives.
Il y aura pour cette 28ème édition 475 véhicules en course (232 motos, 174 voitures et 69 camions, soit 775 personnes), auxquels il faut ajouter 237 véhicules d’assistance. La caravane du Dakar aurait même pu être légèrement plus étoffée, mais cinq camions DAF, qui comptaient disputer la victoire aux favoris de Kamaz, ont été refusés après les vérifications techniques.L’exclusion des rivaux annoncés de Vladimir Tchaguine et du tenant du titre Firdaus Kabirov a constitué le feuilleton à épisodes de cette dernière journée avant le départ de Lisbonne.
L’absence des Néerlandais Jan et Gerard De Rooy, et dans une moindre mesure de Hans Bekx, prive il est vrai la catégorie d’un duel de haute facture, bien que les Tatra (Loprais, A.De Azevedo) et les Hino (Sugawara) aient promis aux Russes de livrer bataille.
Revenus pour tenter leur chance aujourd’hui en espérant l’octroi hypothétique d’une nouvelle fiche d’homologation de leurs camions, De Rooy et consorts ont patienté en vain. Les Hollandais avaient durant les derniers jours essayé de modifier leurs machines afin qu’elles puissent respecter la fiche d’homologation déjà existante de leurs anciens camions. Certains travaux n’ayant pu être menés, les camionneurs se sont vus opposer une réponse sans surprise de la part du collège des commissaires sportifs. «Nos commissaires ont relevé des non-conformités par rapport à la fiche d’homologation», a précisé son président, Robert Lagulhon. "Ils nous ont dit que certains points pouvaient être mis en conformité avant le départ, mais que pour d’autres ce serait bien trop long. Nous avons donc pris la décision de refuser le départ à ces camions». Devant l’évidence de l’application du règlement de la FIA, les intéressés n’ont pas fait appel de cette décision et ont immédiatement rebroussé chemin. «Nous n’avons plus qu’à rentrer aux Pays-Bas pour fêter la nouvelle année», essayait de plaisanter Gerard De Rooy malgré la déception.
Tous les autres concurrents ayant été déclarés aptes, la plupart se contenteront certainement d’un réveillon beaucoup plus calme, entre la 1ère et la 2ème étape. A commencer par David Frétigné, expert s’il en est des spéciales européennes, puisqu’il a tout simplement remporté les quatre dernières au programme, à Narbonne et Castellon (2004), puis à Barcelone et Grenade (2005). Cette année, l’Aveyronnais compte confirmer l’évolution comptable des Yamaha (plus de 60 présentes sur le rallye, contre 23 l’an dernier) par une progression qualitative au classement général : «J’aime assez prendre des initiatives, et je n’ai pas peur de tenter des coups. En tous cas, je jouerai à fond ma chance pour aller chercher le podium», s’enthousiasme celui qui a terminé à la cinquième place en janvier dernier.
Cette veille de départ a également sonné l’heure des retrouvailles de Stéphane Peterhansel avec son univers favori. L’homme aux huit victoires (six à moto, deux en voiture) s’est présenté dans un état de quiétude qui lui est coutumier, malgré la grosse impression laissée par ses rivaux de Volkswagen la veille. Avec un grand chelem de huit spéciales sur huit gagnées lors de sa dernière apparition, à l’UAE Desert Challenge, «Peter» semble avoir les moyens de sa tranquillité. La confiance qu’il accorde à son véhicule est elle-aussi certainement légitime, mais permet également à ses coéquipiers de s’imaginer en haut de l’affiche.
Luc Alphand, 2ème l’an dernier, représente probablement la plus grande menace pour le double tenant du titre : «J’ai beaucoup gagné en confiance, et maintenant il est temps de concrétiser sur le Dakar. Nous visons tous la gagne et il y a infiniment de respect entre nous. Que le meilleur gagne…», conclut l’ancien champion du monde de ski.
Jean-Louis Schlesser, qui n’a jamais nourri le moindre complexe face aux «Mitsu», avait la lourde responsabilité de fermer le bal pour ce qui concerne la présentation de la course auto. Cette année, le double vainqueur (1999-2000) a recruté Thierry Magnaldi et engage trois buggys de sa conception : «Ces dernières années, j’avais fait une course un peu sage parce que les « Mitsu » étaient vraiment au-dessus des autres. Mais cette année, nous avons travaillé toute la saison sur le buggy, tout est au point. En plus, avec trois voitures en course (Thierry Magnaldi et Josep-Maria Servia, ndlr), je pars bien libéré pour attaquer»



Communiqué : DAKAR 2006 - EXTREMEMENT RAID
Dec 2005

Les organisateurs de l’Euromilhoes Dakar ont dévoilé le parcours de la 28ème édition, qui se disputera du 31 décembre au 15 janvier prochains. Le rallye, qui affiche complet depuis le mois de juillet dans toutes les catégories, s’élancera pour la première fois du Portugal, avec 508 équipages en course.
Ce sont précisément 240 motos, 188 voitures et 80 camions, auxquels s’ajoutent 240 véhicules d’assistance, qui se présenteront dès le 28 décembre à Lisbonne, cadre des vérifications et du grand départ de l’épreuve.

Après deux spéciales d’un type inédit sur le sol européen, puisque les concurrents seront chronométrés sur près de 200 kilomètres, la caravane débarquera en Afrique où elle traversera le Maroc, la Mauritanie (journée de repos à Nouakchott), le Mali, la Guinée et le Sénégal, l’arrivée finale étant jugée sur les bords du Lac Rose. Durant ce périple long de 9043 km au total dont près de 5.000 km en spéciale, l’accent a été mis sur le retour à la navigation, principe fondateur de la discipline du rallye raid. Les fonctionnalités volontairement réduites du GPS obligeront les pilotes et copilotes à se diriger uniquement à l’aide des informations consignées dans le road-book. Par ailleurs, plusieurs dispositions réglementaires comme la limitation de la vitesse (160 km/h) ou la réduction de l’autonomie pour les motos, ont été prises dans le souci d’optimiser les conditions de sécurité des pilotes et des populations.

Les tenants du titre, Cyril Despres à moto, Stéphane Peterhansel en auto et Firdaus Kabirov en camion, auront chacun à affronter une concurrence solide. Sur deux roues Despres (KTM), regardera essentiellement du côté espagnol, avec Marc Coma, Isidre Esteve Pujol et le jeune Jordi Duran, qui enfourchent la même machine que lui. Mais la menace peut également venir de David Frétigné, au guidon de sa « petite Yamaha ».
En auto, « Peter » aura déjà un sérieux rival au sein même de l’écurie Mitsubishi, avec Luc Alphand. Dans la maison d’en face, Volkswagen, la conception du nouveau Touareg devrait changer la donne, tout comme le recrutement haut de gamme dans les cinq véhicules engagés : Jutta Kleinschmidt, Bruno Saby, Giniel De Villiers, Mark Miller et surtout le nouveau venu sur le rallye, Carlos Sainz. Les anciens vainqueurs Jean-Louis Schlesser, Hiroshi Masuoka, Kenjiro Shinozuka et Hubert Auriol pourraient également avoir leur mot à dire. En camion, les Kamaz, dominateurs avec Tchaguine et Kabirov depuis 2002, subiront la réplique des DAF, Tatra, Hino et Mercedes.